‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 117 sur 208 · Cont. Genl., c. 2 et · texte numérisé non relu

Cont. Genl., c. 2 et

gnons fort que les hommes de ce temps ne soient guère préparés à comprendre ce genre de preuves et à céder à leur « vertu contraignante ». Le « positivisme » dont on a, de nos jours, saturé tant d'intelligences, dispose bien peu à reconnaître « l'inévitable transcendance de l'action » et à placer en Dieu « l'unique nécessaire ».

Une méprise plus grave est de regarder les preuves rationnelles de l'existence de Dieu comme des preuves « abstraites et purement logiques '). La preuve abstraite est celle qui partant d'un simple « concept », ne peut aboutir qu'à <' un rapport logique » ; telles les preuves « mathématiques ou métaphysiques », uniquement basées sur des rapports idéaux. Mais on ne peut regarder comme abstraite une preuve qui part dun fail bien constaté pour remonter jusqu'à sa cause ; car un fait est une réalité concrète, bien déterminée, et qui ne peut manquer d'avoir pour cause une autre réalité également déterminée et concrète.

Partout, dans la nature, on constate du mouvement et de l'ordre ; le mouvement est une réalité palpable, l'ordre une réalité intelligible ; si on reconnaît au principe de causalité une valeur objective, on doit conclure au premier moteur et à l'ordonnateur suprême ^

Ce qui confirme la preuve « rationnelle » de l'existence de Dieu et lui donne, pour tout catho-

Page 1