Supra, cil. \I
CIIAP. IX. — CONNAIS S ANXE DE DIEU 265
lique, le poids de la plus haute autorité qui soit en ce monde, c'est la doctrine très nette de l'Eglise catholique. Celle-ci, en effet, a solennellement défini « que la raison naturelle » peut connaître avec certitude le Dieu unique et véritable, créateur et souverain Seigneur, et cela, « à Taide des êtres créés » '.
En formulant cette définition si précieuse pour le dogmatisme « intellectuel », TEglise n'a fait que sanctionner la doctrine expresse de nos saints Livres :
Insensés par nature, tous les hommes qui ont ignoré
Dieu, Et qui n'ont pas su, par les biens visibles. S'élever à la connaissance de Celui qui est. Ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître
l'ouvrier.. .
Car la grandeur et la beauté des créatures Font connaître par analogie Celui qui en est le créateur -.
(( Toute maison est construite par quelqu'un. Or celui qui a fait toutes choses, c'est Dieu » ^. — « Ils (les païens) ont connu ce qui peut se découvrir de Dieu ; Dieu le leur a fait connaître ; car ses perfections invisibles, son éternelle puis-
1. « Si quis dixerit Deum unum et verum, creatorem et dominum nostrum. per ea qua? facta sunt naturali rationis humanœ luniine certo cognosci non posse, anathema sit ». Concil.Valic, Constit. dogmat. de fuie cal hol. sess, 32, canones, n. 1, § 1.