Hebr., III
sance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à rintelligence par le moyen de ses œuvres. Ils sont donc inexcusables puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu, et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées » '.
Ainsi, d'après l'Ecriture, tout homme « est insensé et inexcusable que la vue des grandeurs et des beautés de la créature n'élève pas jusqu'au créateur », ou qui s'étant élevé jusqu'à lui par la connaissance naturelle, « néglige de le glorifier comme Dieu et de lui rendre grâces ».
Quoi d'étonnant, après cela, que les philosophes païens aient démontré l'existence de Dieu par des preuves irréfragables et que Fénelon n'ait eu qu'à recueillir les arguments accumulés par Cicéron dans son beau traité de naturel Deorum ?
III. — Plusieurs fois déjà, au cours de cette étude, nous avons affirmé l'existence de la cause première, c car il nous a fallu recourir au Créateur pour expliquer l'origine de la matière, de la vie, de l'animal et de l'homme ; et en appeler au Moteur immobile, pour rendre raison du mouvement » ^.
Il nous reste à esquisser l'argument des « causes finales », le plus frappant et le plus populaire de tous. On peut le ramener aux termes