Ch. I, § 1 el 1' ch. IV
suivants : Dans chacune de ses parties et plus manifestement encore dans son ensemble, le monde présente un immense théâtre d'ordre et de proportion, un merveilleux enchaînement d'effets et de causes, de moyens et de fins. Or un si bel ordre et un enchaînement >i suivi supposent un ordonnateur suprême qui mérite le nom de Dieu.
La première assertion se prêterait à de beaux développements : mais notre cadre restreint nous oblige de nous borner à quelques vues générales ^
a) Règne minéral. Le plus beau spectacle est celui de la voûte étoiTée dont Newton a donné Tanalyse en langage scientifique : » Dans le mouvement régulier des planètes et de leurs satellites, dans leur direction, leur plan, le degré de leur rapidité, il y a la trace d'un conseil, le témoignage de l'action d'une cause qui n'est ni aveugle ni fortuite, mais qui est assurément très habile en mécanique et en géométrie... L'astronomie trouve à chaque pas la limite des causes physiques, et par conséquent la trace de l'action de Dieu. Il est certain que les mouvements actuels des planètes ne peuvent provenir de la seule action de la gravitation ; pour qu'elles prennent un mouvement de révolution autour du soleil, il faut qu'un bras divin les lance sur la tangente de leurs orbites » -.