‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 128 sur 208 · S. Th., l^q. XII, a. 11. c · texte numérisé non relu

S. Th., l^q. XII, a. 11. c

par là-ménie convient à merveille à l'être infiniment parfait. Tout autre nom, au contraire, aura quelque chose de particulier, et par suite de restreint, qui ne dira pas tout et qui concentrant Taltention sur un attribut spécial, jettera un voile sur tous les autres ^ L'Eternel, le Tout- Puissant, l'Immense, le Saint, autant d'attributs qui ouvrent de magnifiques perspectives, mais des perspectives sur une idée particulière et qui cachent tous les autres points de vue. L'être n'exclut rien et comprend tout.

La théorie qu'on vient d'exposer permet de tirer plusieurs conséquences.

Nous nous sommes élevés jusqu'à la cause première par la voie « Indiidive », appuyés sur les causes secondes. L'analyse de l'être existant par lui-même nous a permis de conclure à son infinie perfection.

Désormais la voie « dédiiclive » s'ouvre devant nous et rien ne s'oppose plus à ce que nous tirions de l'idée d'infini « réel » tout ce qu'elle renferme de conclusions nécessaires dans l'ordre même de la réalité.

Or, on doit accorder à l'être infini tous les attributs dont le concept n'implique aucune imperfection. De ce genre sont l'unité-, l'intelligence, la volonté, la puissance, la bonté, la sainteté, etc.

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