Cf. Cont. Cent., 1. I, c. 43, n. 5, \^, q. 7, a. 1. c
2. « Summum magnum, ex defectione semuli, soliludinem «luamdamde singularitatepraestantise suœ possidens, unicum est ». Tertulliex, cont. Marcion, l. 1, c. 3, n. 4.
Cependanl, la créature nous présente des attributs qui, en elle, méritent le nom de perfections, mais qui seraient des imperfections pour rinfini. Il y a des créatures composées de parties et soumises aux limites de l'espace ; et il n'en est aucune qui n'ait commencé et ne soit plus ou moins sujette à la loi du changement. Ces imperfections dépareraient l'infini ; mettons en lui des attributs tout différents et disons qu'il est simple et immense^ éternel et immuable.
Disons encore, avec S. Thomas, que Dieu est extrêmement un, « maxime unus » *, et cela en raison de sa perfection infinie. Qui dit composition, dit parties, et qui dit parties dit limites, car en se distinguant entre elles les parties se limitent les unes les autres. — Otez la composition matérielle : Dieu est esprit. — Otez la composition logique : Dieu ne fait partie d'aucun genre, il domine les espèce^ et les genres, il ne souffre ni égaux ni collatéraux. — Ne le mettez ni dans la catégorie de « l'être », ni dans la catégorie de la « substance », car il n'est point être à la manière des autres êtres, ni substance à la manière des autres substances. Dans toute créature l'être se distingue de l'essence et se trouve limité par l'essence ; mais, lui, il est lui-même son être, car son essence c'est son être. — La substance se cache sous les accidents qu'elle supporte et qui la perfectionnent ; en Dieu, rien d'accidentel, rien qui vienne s'ajouter à son essence. Il est