Autour crun petit livre, p
psychologique, cest-à-dire « phénoméniste » très accentué. Ces deux philosophes s'accordent à placer dans la conscience — entendez la conscience (( phénoméniste » — et la personne et l'identité de la personne. « Car puisque la conscience accompagne toujours la pensée et que c'est là ce qui fait que chacun se nomme soimême... c'est aussi en cela seul que consiste l'identité personnelle, ou ce qui fait qu'un être raisonnable reste toujours le même » i. Taine et les positivistes ne trouvent rien de réel dans le '< moi » sauf la file de ses événements -. M. Ribot, psychologue notable, conclut aussi que '< l'hypothèse d'un principe d'individuation distinct des phénomènes est de celles que la psychologie moderne tend à éliminer » ^.
Est-ce là que veut en venir le néo-criticisme ? Entend-il que pour rompre avec la « conception traditionnelle » de la personne, la philosophie catholique " élimine tout principe d'individuation distinct des phénomènes », toute entité substantielle, principe de la conscience, de la permanence et de l'identité du moi ?
Après avoir invoqué la conception moderne de la personne, on reproche à la conception théologique d'être « métaphysique et abstraite » termes voilés pour désigner « V irréel ».
1. Essais sur ienlend. hum., 1. II, ch. 27, § 9. Kant, Critique de la raison pure, lofj iranscend. conclus.