‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 133 sur 208 · Actes, xvii · texte numérisé non relu

Actes, xvii

mesure et de la manière dont elle possède Têtre. Or l'être est ce qu'il y a de plus intime en chaque chose et ce qui s'attache à chaque chose le plus profondément. Dieu est donc en toutes choses et très intimement » K

Voilà une doctrine qui fait une large place à « l'immanence », sans rien ôter à la u transcendance » de l'être divin.

Mais « rimmanence à laquelle de plus en plus tend l'évolution de la philosophie moderne » a sans doute quelque sens plus profond et plus mystérieux. Car la philosophie moderne, assez imprégnée de spinozisme, ne reconnaît pas une distinction aussi tranchée entre la nature et son auteur.

Au reste, on nous déclare que « la connaissance actuelle de l'univers suggère une critique de l'idée de création » -.

En quoi pourrait bien consister cette critique ? L'idée de création est trop « simple », pour se prêter à de subtiles distinctions ; il faut la conserver ou la rejeter tout entière ; point de milieu entre le « créatianisme » et le « panthéisme ». Si Dieu est l'auteur de la matière aussi bien que de l'ordre du monde, il s'élève infiniment audessus de la nature, et son absolue transcendance ne peut faire l'objet d'un doute :« Omnibus supereminens et ab omnibus remoins » ^, suivant l'heureuse formule de S. Thomas.

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