‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 139 sur 208 · S. Th. 1^. q. 1, 0. »i. c · texte numérisé non relu

S. Th. 1^. q. 1, 0. »i. c

CIIAP. I. LA FOI 305

devant les yeux rétoile directrice de la révélation qui leur permettra d'éviter les écueils et les erreurs ; car, dans leurs recherches et dans leurs études il peut leur arriver, et il leur arrive plus d'une fois d'émettre des propositions plus ou moins contraires à l'infaillible vérité des choses révélées de Dieu » ^

Cette ligne de conduite n'a rien d'humiliant pour le savant catholique et n'apporte aucune entrave à ses inspirations et à ses initiatives. Il entreprend et poursuit librement ses laborieuses recherches, mais il se rappelle qu'après tout sa raison est faible et ses moyens bornés, et il se tient prêt à incliner son jugement devant celui de l'Eglise infaillible, dans les matières où ses études peuvent toucher à quelque point de doctrine. En dehors de ces rencontres, d'ailleurs assez rares, pleine et entière liberté.

Il est donc souverainement injuste de présenter « les fidèles entretenus dans la crainte de mal penser et d'offenser Dieu, en pensant simplement », et de montrer « le savant catholique semblable à un enfant tenu en lisière et qui ne peut faire un pas en avant sans être battu par sa nourrice » -.

L'Eglise n'a jamais rien fait de pareil. Mais on voudrait une complète autonomie et l'on regarde tout contrôle comme une offense envers la science moderne. Or l'histoire de l'esprit humain

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