‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 140 sur 208 · Autour d'un petit livre, av. propos, p. 34, 35 et p · texte numérisé non relu

Autour d'un petit livre, av. propos, p. 34, 35 et p

306 LES lONDKMENTS DE LA CROYANCE

prouve jusqu'à l'évidence qu'il a grandement besoin de la saîre tutelle de TEc^lise. Montaio-ne lui-même n*a pas hésité à en faire l'aveu : «Xous voyons journellement, pour peu qu'elle (la raison) se démente du sentier ordinaire, qu'elle se détourne de la voie tracée par l'Eglise, comme tout aussitôt elle se perd, s'embarrasse et s'entrave, tournoyant et flottant dans cette mer vaste, trouble et ondoyante des opinions humaines, sans bride et sans but » K

Cela est particulièrement vrai des études qui touchent aux choses « morales » eta religieuses » ; car c'est ici surtout que, suivant la sage remarque de Fénelon, « les hommes n'ont point assez de force pour suivre toute la raison. Aussi, suis-je très persuadé que nul homme, sans la grâce, n'aurait pas, par ses seules forces naturelles, toute la constance, toute la règle, toute la modération, toute la défiance de lui-même qu'il faudrait pour la découverte des vérités même qui n'ont pas besoin de la lumière supérieure de la foi ; en un mot, cette philosophie naturelle qui irait sans préjugé, sans impatience, sans orgueil, jusqu'au bout de la raison humaine, est un roman de philosophie » ^.

Et M. Loisy lui-même est venu donner un nouvel exemple des défaillances de la raison « indépendante », étant tombé dans des erreurs

1. Esaais. 1. II, c. 12; cfr. Bossuet, Sermon sur la loi de Dieu, l"- point.

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