‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 142 sur 208 · CoNc. Vatic, Constit. de fîde calh. a · texte numérisé non relu

CoNc. Vatic, Constit. de fîde calh. a

hommes, sur des choses qu'ils ne sauraient connaître par eux-mêmes ou qu'ils connaîtraient difficilement par le seul exercice de leur raison. Ces notions si simples se complètent par celle de l'immutabilité et de l'autorité absolue ; une vérité dite par Dieu ne peut changer ; elle doit être immuable comme Dieu même ; et elle ne peut être discutée, elle est à prendre comme elle est donnée, puisqu'elle vient de Dieu et que rhomme ne peut se flatter de corriger les leçons d'un tel maître •> ^

A cette conception ancienne et qu'il croit surannée, M.Loisy oppose les déclarations suivantes : a Les conceptions que l'Eglise présente comme des dogmes révélés ne sont pas des vérités tombées du ciel et gardées par la tradition religieuse, dans la forme précise oîi elles ont paru d'abord. L'historien y voit « l'interprétation » de faits religieux, acquise par un laborieux effort de la pensée théologique... ; l'évolution incessante de la doctrine se fait par le travail des individus, selon que leur activité réagit sur l'activité générale » -.

Mais, poursuit l'auteur, « n'est-ce pas nier que le dogme soit vrai, qu'il soit révélé, qu'il soit immuable, qu'il soit autorisé de Dieu dans l'enseignement de l'Eglise, puis(ju'il a été formulé par des hommes, qu'il a besoin constamment d'être interprété, qu'il est dans un flux

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