‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 146 sur 208 · Op. cit. p · texte numérisé non relu

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excite » et seconde riiomme « dans son effort perpétuel vers le mieux ». Mais si la révélation est encore appelée « surnaturelle », c'est uniquement parce que « sa cause efficiente et son objet sont Dieu même ». A ce titre, toute action de Dieu dans l'homme, toute connaissance de Dieu par l'homme sera réputée surnaturelle, et l'on aura réussi à conserver le « nom » de révélation mais en le vidant de toute sa signification catholique.

Dans la Revue du clergé français *, M. l'abbé Loisy exprime ainsi toute sa pensée &ur le vrai caractère de la révélation et sur les diverses formes qu'elle peut revêtir, allant, sans changer de nature et par l'effet d'un progrès accidentel^ « du sauvage infidèle au prophète inspiré » : « Entre le pauvre sauvage que Dieu éclaire pour qu'il trouve la vie dans son culte chétif, et le prophète qui sert d'organe à la révélation la plus parfaite de la vérité religieuse, la différence ne porte que sur le degré de lumière surnaturelle et sur l'étendue de l'objet qui est ainsi éclairé par la foi, la qualité de la lumière et la substance de cet objet demeurant identiques ».

Est-il besoin de prouver qu'une pareille théorie blesse gravement la doctrine catholique ? Le Concile du Vatican, — nous l'aAons vu, — attribue la révélation à une communication directe de Dieu manifestant à l'homme certaines vérités, auxquelles celui-ci adhère « non à cause

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