‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 15 sur 208 · Cf. s. Th. 1- 2-, q. 19, a. 3, c · texte numérisé non relu

Cf. s. Th. 1- 2-, q. 19, a. 3, c

traire quand elle agit sans motif suffisant : ce qui est encore une manière d'être déraisonnable.

11 découle de là une autre conséquence qui mérite d'être recueillie avec le plus grand soin : c'est que la raison est la rè(jle même ou la mesure de la volonté. En effet, cette dernière ne peut jamais aller contre la raison ou sans son appui ; nous la trouvons d'autant plus juste et plus droite qu'elle se soumet plus fidèlement, plus aveuglément à toutes ses décisions. La volonté, n'ayant point sa lumière en elle-même, doit s'éclairer au flambeau de l'intelligence, sous peine de se voir réduite aux ténèbres de l'ignorance ou ravalée à la passion, qui n'a d'autre règle que la connaissance sensible.

Pour la volonté, elle est « conçue », en quelque sorte, et « enfantée » par la raison, elle s'élève ou s'abaisse avec elle. Donnez- moi une intelligence accomplie et une volonté qui lui soit soumise, vous aurez trouvé la volonté idéale. Voilà pourquoi le Docteur Angélique, ayant à définir la vertu morale, décide « qu'elle n'est pas autre chose qu'une certaine participation de la droite raison dans la partie appétitive « qiixdam parlicipalio laiionis rectœ in parie appétit Iva » ' .

Ne dites point que c'est là déroger à la dignité de la volonté humaine. C'est, au contraire, la sauvegarder, la relever, l'exalter, car c'est la

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