‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 155 sur 208 · Auioiir d'un pelii livre, p · texte numérisé non relu

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accomplis ; ils ne se considéraient pas comme les gardiens d'une essence doctrinale que Jésus n'avait jamais eu l'intention de prêcher ; ils faisaient valoir, selon que l'instinct supérieur de leur foi le leur suggérait, et selon que les circonstances le demandaient, le capital d'instructions, de promesses, d'espérances, qui leur venait du Maître, et qui aurait été stérile, ou bien même aurait péri promptement dans leurs mains, s'ils avaient eu la préoccupation scientifique, ou pseudo-théologique de le maintenir à tout prix dans les termes exacts de sa forme originelle » *. Et donc, « il s'agit seulement de les bien entendre ».

Dans l'hypothèse imaginée par l'auteur, il est bien clair que la foi des premiers chrétiens ne pouvait porter sur aucun dogme précis ; elle consistait seulement dans un élan de l'âme, dans un pieux enthousiasme pour le mouvement et l'idéal introduits par le Christ. La vie religieuse précéda donc la doctrine; et la doctrine, « vécue avant d-être analysée », s'élabora peu à peu aux mieux des circonstances et conformément aux exigences successives de la vie ; car voilà ce que veulent dire ces paroles mystiques et un peu mystérieuses : « Les vérités de la révélation sont vivantes dans les assertions de la foi (ce qui ne suppose aucun enseignement précis donné par Jésus-Christ et transmis par les apôtres), avant d'être analysées dans les spéculations de

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