CoNc. X'atio.,. Coiistit. Dei Filius, cap
de sa vertu surnaturelle qu'ils ont exactement compris et écrit tout ce qu'il leur a ordonné d'écrire. Par suite, supposer qu'il pourrait se trouver quelque chose de faux dans un texte authentique de la sainte Ecriture, ce serait altérer la notion catholique de Tinspiration, ou faire retomber l'erreur sur Dieu lui-même ^
Composée en divers temps et par différents auteurs relatant des faits très éloignés de nous, accomplis dans un milieu tout différent du nôtre et sur lequel nous n'avons que des données très incomplètes, remplie, d'ailleurs, de vérités mystérieuses autant que sublimes, l'Ecriture ne peut moins faire que de soulever des difficultés de toute sorte. Qu'on l'abandonne, comme le veulent les Protestants, à l'examen individuel et à la libre interprétation des hommes, on y trouvera ou l'on en déduira des assertions contradictoires et même de graves erreurs. « Aussi en ce qui touche à la doctrine chrétienne, c'està-dire à la foi et aux mœurs et à l'édification des fidèles, il faut tenir pour véritable le sens reconnu par notre sainte mère l'Eglise, à laquelle il appartient de juger du vrai sens et de l'interpré-
1. " Supernaturali ipse virtute ita eos ' scriplores inspiratos) ad scribendum excitavit et movit, ita scribentibiis adstitit, uL eos ea omnia eaque sola quœ ipse juberet. et recte mente conciperent. et fideliter conscribere vellent. et apte infallibili veritate exprimèrent : secu> non ip>e esset auctor sacrae scripturfe univer>ae... Consequitur ut qui in locis authenticis librorum sacrorum quidquam faisi conlineri po>se existimant, ii profeclo aut catholicam divinœ in>pirationis notionein pervertunt. aut Deum ipsum erroris laciunl auctorem ». Leo XIII. Encycl. Prouidentissinius.
tation des Ecritures. Il n'est donc permis à personne d'interpréter l'Ecriture contrairement à ce sens ou contrairement à l'interprétation unanime des Pères » ^
Mais en dehors des choses qui touchent à la foi et aux mœurs, ou à l'édification de la doctrine chrétienne, l'Eglise laisse une grande liberté aux exégètes, pourvu toutefois qu'ils ne méconnaissent pas le caractère inspiré des saints livres et qu'ils ne s'oublient jamais jusqu'à vouloir les prendre en défaut sur un point quelconque de leur enseignement.
Pour ce qui est des matières « scientifiques », Léon XIII, dans l'Encyclique précitée, a ouvert une voie aussi large que sûre : « Il faut, dit-il, considérer que les écrivains sacrés, ou plutôt l'Esprit saint parlant par leur bouche, n'ont pas voulu nous révéler la nature intime du monde visible, dont la connaissance ne sert de rien pour le salut ; c'est pourquoi ces écrivains n'ont pas prétendu étudier directement les phénomènes naturels, mais quelquefois ils en parlent ou les décrivent accidentellement. Et alors ils adoptent la manière de parler usitée de leur temps dans le langage ordinaire, langage dont les plus grands savants se servent encore de nos jours dans l'ordinaire de la vie. Or dans cette façon de parler on désigne les choses comme elles apparaissent aux sens. De même les écrivains sacrés s'en sont rap})ortés aux apparences : c'est le