‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 178 sur 208 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

L'Eglise partira toujours d'un point » acquis » et toujours elle se bornera à rendre « explicite» un dogme demeuré jusque-là dans la foi « implicite ». Or elle pourra employer trois procédés également surs : 1® Tirer une « conclusion particulière » d'un principe « général »; par exemple de ce principe général que l'homme ne peut faire aucun acte surnaturel sans la grâce (< sine me nihil potesiis facere » ^ elle conclura, contre les « semi-pélagiens », que la grâce est nécessaire pour le « commencement » de la foi; 2° du « composé » et du « complexe » tirer, par l'analyse, les divers « éléments constitutifs » avec leurs propriétés respectives; par exemple la révélation nous a appris que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme; de ce qu'il est vrai Dieu, l'Eglise conclura contre les « semi-ariens » qu'il est « consubstantiel » à son Père et toutpuissant comme lui ; et de ce qu'il est vrai homme en même temps que vrai Dieu, elle enseignera contre les « docètes » qu'il a eu un corps réel, contre les « patripassiens modalistes » qu'il a réellement souffert, contre les « monothélites » qu'il a eu deux volontés, etc. ; 3** tirer un « effet » de la « cause » qui le contient ; par exemple de ce que Marie est mère de Dieu on peut déduire qu'elle est toute « pure », et de ce qu'elle est toute pure on peut inférer qu'elle est exempte du péché (< originel ».

On pourrait multiplier les applications.

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