JOAN., XI
De tout ce qui vient d'être dit, il résulte que les dogmes successivement définis par l'Eglise, au cours des âges, ne sont pas, à proprement parler, des dogmes « nouveaux >s puisqu'ils étaient renfermés dans le dépôt de la révélation, et que l'Eglise ne se reconnaît pas plus le droit de rien ajouter à la croyance que d'en rien retrancher. « Xeque enim, dit le Concile du Vatican, doctrina fidei qiiam Deus revelavit, velut philosophiciim inventiim proposita est, hnmanis ingeniis perfîcîenda, sed tancjiiam divlniim deposiliim, Christi sponsœ tradita, fideliter ciistodienda et infallibîliter declaranda ^> ^.
Voilà pourquoi il nous semble inexact de dire, avec certains auteurs, que le développement du dogme puisse se réaliser par ^< assimilation «. L'abbé Ermoni, dans un article d'ailleurs fort intéressant -, s'exprime ainsi sur cette loi, chère à Newman, et qui repose sur une analogie empruntée à l'ordre physique : « Ou'arrive-t-il dans le phénomène de la nutrition? Certains aliments, nous nous les assimilons sans aucune difficulté, nous les transformons en notre substance et ils deviennent ainsi partie intégrante de notre organisme..; quelque chose d'analogue se produit dans le fonctionnement des systèmes et des doctrines; un système peut s'assimiler un autre système, une doctrine une autre doctrine... C'est ainsi que le dogme tri-