Autour d'un petit Hure, p
dogme, qui n'est pas autre chose que le a commentaire » de la foi. Or « il est inévitable que le commentaire scientifique de la foi soit plus ou moins conditionné par le développement de la science ». — « Essentiellement donné par rapport à la science et à la philosophie du temps, le dogme ne peut moins faire que d'évoluer avec cette science et cette philosophie. Si (donc) le problème (christologique) qui a passionné et absorbé durant des siècles les penseurs chrétiens se pose maintenant de nouveau, c'est beaucoup moins parce que l'histoire en est mieux connue, que par suite du renouvellement /n/e-'^ra/ qui s'est produit et qui se continue dans la philosophie moderne » ^.
Ajoutez enfin le caractère et la nature des formules dogmatiques, essentiellement et perpétuellement « révisables ». u Les formules traditionnelles sont soumises à un travail perpétuel d'interprétation, où la lettre qui tue est efficacement contrôlée par Tesprit qui vivifie » 2. « L'insuffisance et la perfectibilité relative des formules dogmatiques sont attestées par l'histoire. Est-ce que le symbole des apôtres n'au-
L Aulour frun petit livre, p. 128, 129, 201, 202.
Enreiristrons cet aveu important : on attaque le dogme christoloirique — on a dit la même chose de Dieu, de la Providence, de la création, de la révélation — au nom de la philosophie moderne surtout et non pas, comme on aurait pu le croire, au nom de l'histoire mieux connue: « La simple connaissance de l'histoire du dogme ne soulève aucune difficulté nouvelle devant l'intelligence du croyant ". Ibid., p. 120.