‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 185 sur 208 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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Dieu providence », <'st essenliellement relative et « imparfaite », parce qu'elle « n'est pas donnée indépendamment des conceptions antiques sur le système du monde » et que toujours elle est <( déterminée très particulièrement et relativement au milieu et au temps où Ihistorien la voit se manifester ».

Cette assertion, prise à la lettre, n'a d'autre fondement que l'opinion « naturaliste ». qui n'admet pas que la révélation contienne aucune vérité proprement » divine », ni même proprement <( nouvelle», «toute connaissance réfléchie naissant de notions antérieures», et « les vérités qui constituent la substance de la révélation » devant être considérées comme » formées par la conjonction d'idées ou d'images qui préexislaient à ces vérités dans l'esprit de ceux qui les ont d'abord conçues ». Nous avons vu déjà^ ce qu'il faut penser de cette théorie bizarre, vaguement étayée sur certaine psychologie moderne. Ajoutons que toute révélation dogmatique ou moiale s'adresse à tous les hommes indistinctement et ne peut recevoir aucune limitation « du temps et du milieu où l'historien la voit se manifester». Quant aux oracles sortis de la bouche de Dieu, le Seigneur lui-même nous apprend que <» le ciel et la terre passeront, mais que ses paroles ne passeront pas » ^. Et c'est dépasser toutes les bornes que de prétendre « que l'enseignement

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