‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 186 sur 208 · Maiu:, xiii · texte numérisé non relu

Maiu:, xiii

CIIAP. H. — LES DOGMES 369

de rHomiîie Dieu n'est pas donné indépendammenl des conceptions antiques sur le système du monde », « que la notion du Dieu créateur et du Dieu providence » est subordonnée aux théories successives des savants et que « les conditions des connaissances religieuses, même dans l'ordre de la révélation », ne sont autres que v( les conditions ordinaires des connaissances humaines».

La seconde objection confond le dogme exprimé par la formule officielle de la foi, avec le (( commentaire » qu'en donne la théologie et qui peut être, dans une certaine mesure, « conditionné par le développement de la science ». Il est faux que le dogme soit essentiellement donné par rapport à la science et à la philosophie du temps, « puisque le dogme est d'essence et d'origine divine et qu'il ne s'incorpore aucun élément naturel et humain » ^. Et l'on peut dire de 1 Evangile ce qu'on a si justement dit de la croix: « Stal criix dam volvitur orbis ». La dent des siècles ne mordra jamais sur le divin.

On insiste sur le caractère essentiellement « inadéquat» et « relatif» des formules dogmatiques. Mais on fait une confusion, — sophistique — entre « l'inadéquat » et le « faux ». Le faux affirme ce qui n'est pas ou nie ce qui est ; l'inadéquat, au contraire, s'il ne saisit pas toute la vérité, en saisit pourtant une partie, peut-être la plus grande partie, et cela très exactement.

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