‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 193 sur 208 · I. Le Bachelet. S. J. Eludes, 5 Août 1897, p · texte numérisé non relu

I. Le Bachelet. S. J. Eludes, 5 Août 1897, p

CHAP. III. — l'apologétioue 391

nant à chacune ce qu'elle à de meilleur. « Point d'exclusivisme, dirons-nous avec le sage écrivain déjà cité, point d'exclusivisme qui enlèverait à l'apologétique le caractère de « plénitude » et d'harmonie » qu'elle doit revêtir pour satisfaire les esprits. Elle sera complète, quand elle embrassera dans une large synthèse l'argument des miracles et l'argument des vertus, les preuves extrinsèques et les preuves intrinsèques ; en un mot, la préparation intellectuelle sous ses formes multiples, théologiqiie, historique^ scientifique ou philosophique.

« L'essentiel, c'est de ne pas perdre de vue le point qu'il faut nécessairement établir : le fait divin de la révélation chrétienne i, le caractère qu'elle a de doctrine révélée. Toute apologétique intégrale doit donc aboutir à ceci : Dieu a parlé vraiment aux hommes ; il est intervenu par un

1. Il faut donc, au point de vue de la foi, —.sans parler des autres — regretter la nouvelle théorie qui déprécie Ihistoire et la certitude historique au profit de limmanentisme. « Ces témoignages que nous fournit l'histoire, tant que nous ne les considérons qu'en historiens et du dehors, sont purement contradictoires et se détruisent ». Laberthonmère, Le Réalisme chrélLen et VMéalisme grec, p. 133, cf. p, 137. C'est oublier que la révélation appartient à l'histoire, que l'Evangile appartient h l'histoire, que la divinité de Jésus appartient à l'histoire, que l'institution divine de l'Eglise appartient à l'histoire et que toutes ces vérités veulent être prouvées par des preuves historiques certaines et nullement contradictoires. De là linsistancc de Léon XIII sur l'autorité humaine et historique des Livres Saints : « Ouoniam vero divinum et infallibile magisterium Ecclesife in auctoritate etiam Scripturte sacrœ consistit, hujus propterea fides, saltem humana, asserenda in primis vindicandaque est ». ^Encycl. Providenlissimus Deus].

acte positif et spécial ; en ce sens du moins il y a eu miracle. Si elle n'aboutit pas là, une méthode pourra servir encore, et beaucoup peutêtre, mais seulement à titre subsidiaire ou préparatoire à l'apologétique proprement dite.

Une apologétique qui laisserait complètement de côté Targument des « signes » divins, prophéties et miracles, aurait, en outre, le grave inconvénient de paraître sacrifier les preuves que la tradition ecclésiastique et spécialement le concile du Vatican ont considérées comme les plus fondamentales et les plus efficaces.

Et puis, le chrétien ne doit-il pas accepter la révélation telle qu'elle est de fait^ avec les prophéties et les miracles qui la concernent et que l'Eglise affirme expressément ? Or l'Eglise af- (iinie le miracle, non pas à un titre quelconque, mais comme signe divin de la révélation et de son propre caractère surnaturel » ^

II. — A la lumière de ces principes, il nous sera permis d'apprécier certaines formes de l'apologéticjue moderne. Deux surtout méritent d'attirer notre attention : Tapologétique psychologico-morale et l'apologétique « d'immanence »>.

La première est représentée par Ollé-Laprune, Brunetière et Fonsegrive 2, la seconde a été exposée avec chaleur par Maurice Blondel. La première « aurait surtout pour objet l'exposition

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