‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 195 sur 208 · Lettre, p · texte numérisé non relu

Lettre, p

celte inéluctable conclusion que le « surnaturel », loin d'être un obstacle à « l'expansion » de l'activité humaine, est postulé par elle comme une nécessité absolue. « Le progrès de notre volonté nous contraint à Taveu de notre insuffisance, nous conduit au besoin d'un surcroît, nous donne l'aptitude, non à le produire ou à le définir, mais à le reconnaître et à le recevoir » ^. C'est par là que se produit en nous t( cette aspiration intérieure à la vérité de l'objet qui la contentera » ^.

Malgré les divergences qui les séparenl, les partisans des méthodes « modernes » s'accordent presque tous à combattre la raison « spéculative » et à proclamer l'insuffisance de l'apologétique « traditionnelle », dont les moyens paraissent surannés ^.

Notre première remarque sera pour maintenir

— théologiquement et philosophiquement — les titres et la valeur de Tapologétique traditionnelle. Théologiquement, parce qu'elle a été consacrée — dans ses principes et dans sa méthode

— par le Concile du Vatican et par Léon XIIL — Philosophiquement, parce qu'elle se justifie sans peine aux yeux de la droile raison el que, sans sacrifier aucun principe, elle peut se prêter à tous les progrès ultérieurs.

Le Concile du Vatican veut qu'avant tout on

1. Lellre, p. 38 et 28 : cf. La Quinzaine, !•' janvier, 1897, p. 124, 125.

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