Cf. Blondel, Lettre, p
CHAP. III. — l'apologétique 395
établisse la foi sur des motifs « extérieurs » de crédibilité : miracles et prophéties, transcendance de l'Eglise prouvée par sa propagation, par son unité, sa stabilité, sa sainteté et par ses œuvres, toutes choses qu'on peut regarder « comme des signes certains et parfaitement adaptés à l'intelligence de tous ». — Le 8 septembre 1840, M. Bautain dut signer plusieurs propositions, dont la troisième était ainsi conçue : « La preuve tirée des miracles de Jésus- Christ, sensible et frappante pour les témoins oculaires, n'a point perdu sa force et son éclat vis-à-vis des générations subséquentes. Nous trouvons cette preuve dans la tradition orale et écrite de tous les chrétiens ; et c'est par cette double tradition que nous devons la démontrer à l'incrédule qui la rejette, ou à ceux qui, sans Tadmettre encore, la désirent ».
Quant au caractère » obligatoire » de la foi, le Concile du Vatican le tire tout entier non « du dedans » mais « du dehors », c'est-à-dire de l'autorité souveraine de Dieu et de notre absolue dépendance à son égard. « L'homme étant tout entier dépendant de Dieu comme son Créateur et Seigneur, et la raison créée étant absolument sujette à la vérité incréée, nous sommes tenus de rendre à la révélation divine la pleine soumission de l'intelligence et de la volonté par la foi » ^
Enfin pour ce qui est des vérités « ration-