‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 199 sur 208 · Eludes, 10 Juillet 1897, p. 15G · texte numérisé non relu

Eludes, 10 Juillet 1897, p. 15G

CHAP. III. — l'apologétique 399

gies vers un idéal élevé et vraiment digne de riionime.

Arrivés là, le moraliste et le philosophe montreront dans la foi et dans l'Eglise ces hiens supérieurs, inaccessibles aux forces humaines, mais tout prêts à se donner à qui les désire sincèrement. En dehors de la foi et de l'Eglise, à quelques exceptions près, égoïsme, division et impuissance ; par la foi et dans T Eglise, charité, harmonie, plénitude de la vie morale et sociale. Parfaitement.

Tout au plus pourrait-on observer que, dans leurs grandes lignes et abstraction faite de la forme systématique qu'on leur a donnée de nos jours, plusieurs de ces idées sont beaucoup moins nouvelles qu'on ne pense. Saint Thomas a prouvé la nécessité « morale » de la révélation par d'excellents arguments, empruntés à l'expérience et à la psychologie ^. — A la suite de S. Augustin, tous les théologiens ont redit la nécessité de 1 humilité et de la bonne volonté stimulée par la grâce pour arriver à la foi. « Nemo crédit nisi volens » est passé en axiome. — Bossuet a démontré aux protestants que l'Eglise est indispensable à la conservation de la foi et de l'unité, comme à la saine interprétation de l'Ecriture. — Historiquement, et par une comparaison savante avec les diverses religions qui se disputent l'empire des âmes, l'abbé de Broglie a établi « l'absolue transcendance »

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