‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 25 sur 208 · Xal. I · texte numérisé non relu

Xal. I

repos, mais la physique est sans cesse en mouvement comme les choses qu'elle étudie : « Melaphijsica qiiiela, physica vero semper in molli » ^.

Saint Thomas, avec sa justesse de vue ordinaire, a distingué dans le temps un élément matériel q{ objectif, fourni par le mouvement des choses, et un élément formel et subjectifs donné par rintelligence qui relie entre elles les parties successives dont se compose le mouvement. Pour cette raison, Tàme trouve bien dans la nature le fondement de l'idée du temps, mais elle doit la perfectionner en comptant elle-même et en reliant ensemble les diverses parties de la série successive 2.

Voilà pourquoi le fleuve du temps n'accélère pas ou ne retarde pas le mouvement de ses flots au gré de nos désirs ; son cours nous paraît tantôt lourd, tantôt rapide. L'homme oisif et désœuvré trouve qu'il ne se hâte pas assez, l'homme occupé, Thomme heureux s'étonne au contraire de le voir couler si vite. C'est que les uns remarquent tous les mouvements des choses au dedans de leur àme, tandis que les autres, absorbés par leurs travaux ou leurs plaisirs, ne font guère attention à ce qui se passe autour d'eux, et laissent s'écouler le temps sans en prendre souci. ■ ,^>/^X.^^<. t-U ^

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