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Exam. de la philos, de Bacon, t. I, ch

tellecluelles, qu'il doit raisonner pour s'élever jusque-là. Son savoir repose essenliellement sur la démonstration.

L'ange, pur esprit, n'a pas recours aux procédés syllogistiques, parce qu^il contemple la vérité dans la pleine lumière de l'évidence. Mais il appartient à une intelligence inférieure de s'avancer vers son but à pas lents et mesurés, de franchir successivement tous les points de l'espace et de pénétrer dans le domaine de l'inconnu à la lumière de principes connus.

Si l'homme a besoin de raisonner pour découvrir la vérité inconnue, Panimal en est incapable, car \elien des choses lui échappe. Il sait, par l'expérience, que certaines choses viennent à la suite de certaines autres choses , il peut même le savoir antérieurement à toute expérience, grâce à ce sens appréciatif et inné qui le renseigne avec une étonnante précision sur tout ce qui est nécessaire à la conservation de l'individu ou de l'espèce. Voilà pourquoi certaines images déterminent chez lui certains mouvements qui semblent provenir de quelque raisonnement élaboré en secret. Mais tout se passe en lui d'une façon automatique et c'est l'imagination qui décide de tout. Il se porte vers le bien délectable comme la llamme monte au lieu de descendre par la seule pente de sa nature ^

Il en va tout autrement dans le syllogisme : la conclusion ne suit pas seulement les pré-

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