‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 30 sur 208 · s. Tu. 1^2". q, XIII, a. 2. ad · texte numérisé non relu

s. Tu. 1^2". q, XIII, a. 2. ad

misses, elle en découle^ et c'est pour ce motif seulement qu'elle s'impose à l'esprit. Suivant la remarque de S. Thomas, les principes soutiennent à l'égard de la conclusion des rapports de cause à effet, ils la contiennent qï \^ produisent. «. Principia se habent ad concliisiones siciit causse activse, in natiiralibus, ad siios effectiis » *. Mais ils ne la produisent que dans Tesprit qui les comprend, qui saisit le lien des choses et sait ramener la variété à l'unité.

Le raisonnement suppose donc la connaissance de l'universel, la connaissance de Tabsolu, la connaissance du principe de raison suffisante et de causalité. Par lui-même, il suppose une puissance très complexe et très parfaite. Sous ce rapport les psychologues admettent le critérium des naturalistes, car, à vrai dire, la psychologie n'est que l'histoire naturelle élevée jusqu'à l'homme. Les naturalistes mettent au bas de l'échelle les facultés les plus rudimentaires, et au sommet celles qui atteignent le plus haut degré de complexité. A ce point de vue, la faculté de raisonner est une des plus hautes et des plus fécondes prérogatives de l'esprit hu-

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