‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 31 sur 208 · In Poster, analyl., lect · texte numérisé non relu

In Poster, analyl., lect

2. Rappelons au sujet du syllogisme l'imporlante déclaration de Leibnitz : « L'invention de la forme des syllogismes est une des plus belles de lespril humain, et même des plus considérables ; c'est une espèce de mathématique universelle et Ton peut dire qu'un art dinfaillibité y est renfermé ». Nouu. Essais, 1, 1, ch. IV. n. 4.

§ II. — L'idée et F image.

L'image est la représentation sensible d'une réalité concrète et matérielle, par exemple la représentation d'un paysage avec son encadrement, d'un monument avec sa forme et ses dimensions.

L'idée est la représentation « intellectuelle » d'une réalité quelconque, corporelle ou spirituelle, concrète ou abstraite.

Nous avons reconnu que toute connaissance est, par définition, représentative, et nous avons admis une double connaissance, la connaissance sensible et la connaissance intellectuelle.

Il faut donc, d'après le témoignage de l'expérience,, admettre une double image ou représentation. « Comme celui qui imagine a, dans son âme, l'image de la chose qu'il imagine, ainsi celui qui entend a dans son âme l'image de la chose qu'il entend. C'est celle que nous appelons intellectuelle ; par exemple, sans imaginer aucun triangle en particulier, j'entends en général le triangle comme une figure terminée de trois lignes droites » ^.

Il fallait rappeler ces principes qui trouveront plus loin leur application et qui nous établissent à égale distance de l'école positiviste et de l'école kantiano-critique. L'école positiviste confond l'idée avec l'image^ et par suite la sensi-

Page 1