‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 35 sur 208 · Introd. aiLv ouvrages Inéd. d'Abélard, p. G · texte numérisé non relu

Introd. aiLv ouvrages Inéd. d'Abélard, p. G

vite). Xous ne connaissons que notre manière de les percevoir, qui est tout à fait notre esprit, et qui ne doit pas être nécessairement celle de tout autre être, quoique à la vérité, elle soit celle de chacun de nous ' ».

On ne saurait dire en termes plus formels, que nos idées, bonnes tout au plus pour notre usage, ne peuvent avoir en aucun cas la moindre ^ valeur objective.

L'école positiviste ne fait pas plus de cas de l'universel. Pour elle, toute la réalité se concentre dans les individus et les images qui les j représentent. « Ce que nous avons en nousmêmes lorsque nous pensons les qualités et les caractères généraux des choses, ce sont des signes, et rien que des signes, je veux dire certaines images ou résurrections de sensations visuelles ou acoustiques, tout à fait semblables aux autres images, sauf en ce qu'elles sont correspondantes aux caractères et aux qualités générales des choses » -.

H semble bien que l'idéologie de Taine ait déteint sur M. Loisy : « Nos perceptions, dit-il, n'atteignent pas le fond des choses. Les notions l'épuisent encore moins. Ce sont des images décolorées d'impressions subjectives » ^.

1. Crit. de la raison pure, t. I, V^ part. sect. 2«. Nous discuterons cette affirinalion de Kant dans notre chapitre sur VAbsolu.

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