‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 41 sur 208 · ma · texte numérisé non relu

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2. Cf. BossuET, Logique,\. I, cli. ?3; S. Tu. Ia,q. 85, a. l,ad 1.

quons-le bien, la synthèse est encore l'œuvre de la raison « spéculative », puisqu'il s'agit de mettre de l'ordre dans nos connaissances et d'en former un faisceau. — Au reste, on Ta montré déjà, la raison spéculative atteint l'universel, et donc le « concret » aussi bien que l'abstrait, le réel, la vie elle-même aussi bien que l'idéal K

La doctrine thomiste, on le voit maintenant, est la plus conforme à la nature du « compose humain ». Elle se tient à une égale distance de l'idéalisme et du positivisme, et s'établit dans ce juste milieu si difficile à découvrir, où se fait l'accord du sensible et de l'intelligible. Presque tous les philosophes ont échoué dans cette recherche délicate. Les uns n'accordent presque rien à la sensibilité, les autres lui donnent presque tout et ne réservent rien à l'intelligence. Dans les systèmes platonicien, cartésien et kantiste, les sens sont une gêne plutôt qu'un secours pour l'esprit, ils se voient confinés dans la région mobile des ombres et des phénomènes, ils ne font briller aux yeux de l'àme aucune lumière, tout au plus peut-on les regarder comme une cause occasionnelle, nécessaire à l'éveil de la pensée.

Le Docteur angélique leur reconnaît, au contraire, et dans une bonne mesure, la faculté de connaître ; ensuite il les associe à tous les actes de la pensée — sans eux la raison ne saurait avoir aucune idée ni se représenter aucun objet

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