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S. Th. 1=^, q. 85, a

Après ces explications, nous serons plus à l'aise pour discuter les théories relativistes.

§ IL — Théories relativistes.

Le relativisme n'est pas une découverte moderne. Il compte des partisans dès les premiers temps de la philosophie. Protagoras en formula le principe en faisant de l'homme la « mesure » de toutes choses. Cicéron disait de son côté : « Je suis d'un école où l'on vit au jour le jour ; tout ce qui vient à nous paraître le plus probable, nous l'embrassons dans le moment, et c'est ce qui fait que nous sommes seuls indépendants » L

Mais ce qui n'était autrefois qu^une opinion isolée, est entré aujourd'hui dans le domaine de la philosophie courante, et « la marque la plus générale par où je reconnais l'esprit nouveau, c'est cette opinion partout répandue que la vérité a un caractère essentiellement relatif » -.

Ce fut Kant qui imprima cette direction à la pensée moderne. « Toutes nos intuitions ne sont, à son gré, que des représentations des phénomènes ; les choses que nous percevons ne sont pas en elles-mêmes telles que nous les percevons... nous ne connaissons que notre manière de les percevoir, qui ne doit pas être né-

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