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Cako, L'idée de Dieu, p

CHAP. IV. — l'absolu 89

cessairement celle de tout autre être » ^ Seulement Kant s'arrêta à moitié chemin, et après avoir nié l'absolu dans la spéculation, il en affirma l'existence dans la Morale.

La néo-critique a poussé le relativisme jusqu'à ses dernières conséquences. Hamilton déclare l'absolu inintelligible. « L'idée même de l'absolu n'existe pas... L'absolu ne contient subjectivement rien de concevable... Nous concevons le relatif, mais nous avons le pouvoir de nier ce que nous concevons ; cette négation du relatif, laquelle ne laisse après soi que le vide dans notre esprit, c'est ce que nous appelons l'absolu » -.

Renan, au lieu de combattre l'absolu par son concept, lui a opposé la loi de l'évolution, qu'il tient pour la plus grande conquête de la pensée moderne.

Stuart-Mill, se plaçant au point de vue positiviste, est arrivé à des conclusions analogues. « L'expérience ne nous montrant que des faits les uns après des autres, et rien n'étant connu que par la seule expérience, il n'y a aucune raison, par conséquent aucune nécessité de quelque genre que ce soit, ni absolue, ni relative, ni logique, ni morale. « Il se peut que dans d'autres planètes ou dans des parties de la nôtre encore inconnues, il y ait une autre logique. Et dans les régions mêmes que nous connaissons de notre planète, ce que seront demain la phy-

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