‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 49 sur 208 · Fragment cité par Rabieb, PsychoL, ch · texte numérisé non relu

Fragment cité par Rabieb, PsychoL, ch

sique, la géométrie, la logique, qui peut le dire ? Et qui sait enfin si demain, si tout à l'heure il y aura une science, quelle qu'elle soit, s'il y aura deux choses semblables, s'il y aura quelque chose ? )) ^

Il restait, pour que le relativisme individualiste déployât toutes ses conséquences, qu'on en fît l'application à la théologie, à la religion et aux dogmes. C'est la tâche que s'est donnée M. l'abbé Loisy, dans plusieurs livres récemment condamnés par le Saint-Office -. « Si, dit-il, on suppose que la vérité, en tant qu'accessible à l'intelligence humaine, est quelque chose d'absolu, que la révélation a eu ce caractère et que le dogme y participe ; que ce n'est pas seulement l'objet de la connaissance qui est éternel et immuable en soi, mais la forme que cette connaissance a prise dans l'histoire humaine, les assertions du petit livre sont plus que téméraires, elles sont absurdes et impies... Il me semble évident par la commune expérience, que la vérité est en nous quelque chose de nécessairement conditionné, relatif, toujours perfectible, et susceptible aussi de diminution... La vérité, en tant que bien de l'homme, n'est pas plus immuable que l'homme lui-même. Elle évolue avec lui, en lui et par lui )) ^. — De cette évolution

Page 1