‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 51 sur 208 · I. Premiers principes, P))art. ch · texte numérisé non relu

I. Premiers principes, P))art. ch

CIIAP. IV

l'absolu 93

les choses telles qu'elles sont en elles-mêmes. Il affirme qu'elle conduit à deux conséquences inévitables : la première, c'est que la science n'aura plus pour objet les choses, mais seulement nos idées ; la seconde, c'est que tout ce qui sera cru par quelqu'un deviendra par là même véritable, et que les propositions contradictoires se trouveront vraies en même temps. Par exemple, celui qui a le goût sain, jugera que le miel est doux et il jugera bien ; celui au contraire dont le goût n'est pas sain trouvera le miel amer, et il jugera aussi bien que le premier, puisqu'ils jugent l'un et l'autre d'après leur goût, et qu'ils ne sentent point les choses elles-mêmes, mais seulement les impressions de leur palais. Il suivra de là, par une conséquence absolument rigoureuse, que toute opinion sera également vraie » ^

La morale et la religion doivent partager le sort de la métaphysique. « Nous ne connaissons plus la religion mais des religions ; la moralité mais des mœurs » (Schérer). — « L'homme fait la sainteté de ce qu'il croit, comme la beauté de ce qu'il aime ». — « Ce que l'humanité adore dans les caractères qu'elle a idéalisés, c'est la bonté et la beauté qu'elle y a mises » (Renan) ^.

(( La religion est certainement la plus haute et la plus attachante des manifestations de la nature humaine ; entre tous les genres de poésie

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