Etudes d'histoire religieuse, préf. et p
c'est celui qui atteint le mieux le but essentiel de Vart » *. Ainsi on réduit toute religion au culte de l'idéal, et l'on déclare en même temps que l'idéal est tel que chacun se le fait à soimême.
L'ne parfaite indifférence, telle est la règle suprême pour bien apprécier les événements de V histoire. L'historien critique est un artiste qui prend plaisir à tous les faits qu'il contemple ; il s'élève, à force d'impartialité, à une sorte d'impersonnalité intellectuelle, il s'intéresse au jeu, mais sans y risquer sa mise. « Pour ces spectateurs d'idées, observe Garo, pour ces amateurs empressés de spectacles métaphysiques, la vie, la philosophie, la religion ne sont qu'un vaste phénoménisme.
« Mais quel doit être le résultat de la philosophie critique, sinon de désintéresser l'homme du devoir qui ne se réalise que par une lutte constante de l'homme contre lui-même ? S'il est vrai qu'il n'y ait que du relatif dans la pensée de l'homme, pourquoi y aurait-il de l'absolu dans son action ? Le devoir, le dévouement n'ont dès lors qu'une beauté relative, humaine ; ils ne représentent plus qu'une forme, une loi de notre raison ; ils expriment à leur manière la catégorie de l'idéal ; ils pourraient bien n'être, comme les idées de substance et de cause, qu'une illusion d'optique. — Qu'importe que ces notions s'apl>liquent à l'action, et non pas à la pensée ? cela