De r Intelligence, t. 1, 1. IV, ch. S, n
gement, mais annihilation de ce qui s'en va et création de ce qui devient ; car, d'après les données rationnelles interprétées par S. Thomas, pour quil y ait changement, il faut qu'il y ait un seul être sous des étals divers. « Omne qiiod niovetur, quantum ad aliquid manet, et quantum ad aliquid transit ; sicut quod movetur de albedine in nigredinem » K
Encore une fois, le positivisme ne réussit pas à supprimer les substances dans la nature, il les multiplie, au contraire, dans une proportion invraisemblable et qui dépasse tout ce que l'imagination pouvait concevoir : il ne voit dans tout être qu'une collection, qu'un ♦< polypier », dont chaque partie est un individu à part, et par suite une véritable substance ; et dans tout sujet soumis au mouvement, il ne voit autre chose qu'une série d'événements divers, subsistants par eux-mêmes, sans que jamais l'événement postérieur soit produit par révénement antérieur, sans qu'il se rencontre jamais un commun suppôt capable de tout réunir et de tout supporter.
Ou nous nous trompons beaucoup, ou la philosophie nouvelle n'est pas aussi simple qu'on le croit d'ordinaire, et elle impose au vulgaire bon sens des épreuves que Tancienne philosophie lui avait épargnées.
De tout ce qui précède il résulte que nous avons bien défini la substance, avec les carac-