‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 69 sur 208 · S. Th., I% q. IX, a. 1. c · texte numérisé non relu

S. Th., I% q. IX, a. 1. c

tères qu'elle revêt partout au sein de la nature créée: c un être existant en lui-même, servant de support aux diverses qualités qui subsistent en lui, et demeurant identique sous les phénomènes, sous les événements qui viennent tour à tour agiter et modifier sa surface ».

Une telle définition, excellente pour tous les êtres créés, corps et esprits, ne saurait convenir à Dieu, en qui on ne trouve ni accidents ni changement aucun. Pour cette raison, plusieurs Pères, S. Augustin en particulier, ont refusé d'attribuer à Dieu le titre de substance, et ont trouvé plus digne de lui celui à' essence.

Toutefois, si Ton envisage la substance en général, et non telle ou telle substance en particulier, on s'aperçoit qu'une seule propriété lui est absolument essentielle et la distingue de son corrélatif V accident , accidere, c'est » d'exister en elle-même et d'être son propre sujet ». De là lui vient toute son excellence ; ses autres qualités, quoique bonnes en elles-mêmes, ne vont pourtant pas sans quelque mélange d'imperfection.

Pour réduire notre définition à son concept absolu et universel, nous dirons, avec l'Ecole, que la substance est un être existant en luimême, « ens cui convenii esse in seipso, et non in alio tanquam in sabjecto », ou, d'après les propres termes de S. Thomas : « Res cujus quiddilati debeiur esse non in aliqiio » ^. Et nous

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