‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 70 sur 208 · disp. de Pot. q. VII, a. 3, ad · texte numérisé non relu

disp. de Pot. q. VII, a. 3, ad

n'hésiterons plus à dire de Dieu qu'il est substance, en retirant à cette expression tout ce qu'elle a de défectueux dans notre langage (nous connaissons la substance par et après les accidents ou qualités, subslraliim, slave sub), pour ne la prendre que dans sa signification la plus noble et la plus élevée ^ Sous ce rapport, Dieu seul réalise Vicléal de la substance ; car il ne supporte ni accidents ni changement — ce qui est une manière imparfaite d'exister — et il subsiste en lui-même, ci par lui-même, ou, comme dit S. Thomas, il est « l'être subsistant : Ipsum esse sabsislens ».

^ V. — .\ al are el réalilé de l essence.

Il y a des substances et nous pouvons les connaître. La théorie du phénoménisme universel se trouve donc en opposition ouverte non pas seulement avec les piincipes de la raison, mais avec les faits de Tàme et de l'expérience externe les mieux établis.

Mais nous est-il donné de savoir quelque chose de ce mystérieux « nouméne » qui se cache sous les accidents, ou faut-il nous résigner à l'abandonner avec Spencer et les néo-criticistes, comme étant « Y inconnaissable » ?

Si nous recueillons tout ce que nous avons

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