‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 74 sur 208 · Xoiweaux Essais sur l'entend, luini., 1. II, ch. xxii · texte numérisé non relu

Xoiweaux Essais sur l'entend, luini., 1. II, ch. xxii

de ce mouvement chez le paralytique ; ici encore le pouvoir n'est que la liaison perpétuelle d'un faii qui est Vanlécédenl avec un autre fait qui est le conséquent » '.

L'objection de Taine devant revenir plus loin sous une autre forme, bornons -nous pour le moment à deux observations préliminaires, entièrement favorables à l'existence des puissances actives. La première, c'est que dans l'exemple de Taine, l'homme sain et le paralytique n'ont rien de plus ni rien de moins l'un que l'autre. Or, voilà précisément ce qui nous donne à réfléchir. Il est probable que le paralytique, tout comme l'homme sain, a la volonté de marcher, et jamais cette volonté n'est suivie du mouvement des jambes, tandis que, chez l'homme sain, elle est toujours suivie de ce mouvement. Ainsi les jambes de l'homme sain n'ont aucune propriété de plus que celles du paralytique ; car si elles avaient quelque vertu particulière, cette vertu s'appellerait puissance active ; et d'un autre côté, la volonté du paralytique, par rapport au mouvement, est aussi prononcée, aussi arrêtée que celle de l'homme sain. Pourtant les jambes du premier se meuvent à son gré et celles du second demeurent immobiles. L'antécédent est donc le même, et le conséquent tout à fait dissemblable. Mystère ! profond mystère.

Ensuite, et c'est là notre seconde observation, la science constate dans chaque être, animé ou

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