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I. Autour d'un pel a livre, p

CIIAP. VII. CONNAISSANCE DE l/lNIVERS 183

à toute théorie évolutionniste, même mitigée, et regardent les espèces comme essentiellement distinctes et irréductibles ^

Ces questions secondaires peuvent prêter à la controverse, mais ne sauraient donner lieu à un u conflit » entre la doctrine catholique et la science.

Pour écarter le conilit sur le problème des origines, il suffit de prouver que la matière, la plante, l'animal et Thomme forment quatre règnes bien distincts dont la provenance doit être attribuée à Faction créatrice de la cause première. Or la science et la philosophie sont en mesure d'établir cette thèse fondamentale par les arguments les plus solides et les plus convaincants.

I. — La matière et la vie. Contingente, inerte et indifférente, la matière suppose un être nécessaire, un premier moteur et un ordonnateur suprême qui lui donne l'être, lui imprime le mouvement et préside aux lois de son évolution. Inutile d'insister sur ce point, qui n'est pas contesté par la néo-critique. Mais, il faut nous arrêter aux origines de la vie.

La vie a commencé sur la terre, et elle a commencé par un acte créateur.

« Il fut un temps où l'écorce terrestre tout entière était à l'état de fusion ignée sous l'énorme pression de 300 atmosphères ; en effet, le soussol de tous les pays du monde est tbrmé de roches

I. Cf. Les Origines, par M. Guibert : cet uuvrnge très documenté expose avec détail les controverses relatives à lévolutionnisme et aux premiers chapitres de la Genèse.

identiques, dont la structure atteste l'antique état de fusion à une température plus haute sans doute que les laves brûlantes de nos volcans. Or, sur cette terre enflammée, dans cette atmosphère, qui était une fournaise, aucune vie n'était possible, aucun germe n'eût pu résister. On ne peut imaginer une adaptation qui eût permis aux organismes primitifs de vivre dans un milieu si chaud ; car il y a des bornes à l'adaptation. Au-dessus de 600° l'eau se dissout en ses éléments, les molécules des corps organisés ne pourraient demeurer unies ; comment concevoir un être vivant dont les éléments ne pourraient tenir liés ensemble ? )) *

Si la vie a commencé sur la terre, ce n'est point par génération u spontanée », mais par création. On sait que l'abbé Spallanzani et Pasteur, appuyés sur des expériences décisives, ont mis en complète déroute les partisans de la génération spontanée. C'est donc une loi bien certaine que la vie ne se produit pas spontanément et que pour les infiniment petits aussi bien que pour les êtres visibles à l'œil nu, il n'y a pas de génération sans germes : Omne vivum ex vivo.

Ajoutons que la vie ne peut sortir de la matière parce qu'elle est irréductible aux propriétés de la matière soit inorganique, soit organique.

//^Montrons d'abord, par des faits d'expérience, que la cause de lactivité vitale est absolument irréductible aux forces physiques.

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