‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 92 sur 208 · Ihid. p · texte numérisé non relu

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3. Ibid. p. 31, 32. — Théorie empruntée de Renan et sans aucun fondement dans l'histoire.

CHAP. VII. COXNAISSANXE DE l'lMVERS 209

Marc et de Luc » ^ — << C'est j)arce que les évangiles sont, avant tout, des livres d'édification, que leurs auteurs n'ont pas craint de traiter la matière traditionnelle avec une liberté qui rend bien inutiles tous les artifices au moyen desquels une certaine exégèse s'efTorce de la dissimuler» -. — « Ni les prédicateurs chrétiens, ni les évangélistes n'avaient souci de l'exactitude historique »-K « Les récits de Jean ne sont pas une histoire, mais une contemplation mystique de l'évangile ; ses discours sont des méditations théologiques sui' le mystère du salut » ^. Dans ce livre « on entend la voix de la conscience chrétienne, non le Christ de l'histoire » ^.

Cependant, à ce qu'on assure, la foi n'a rien à craindre de la critique ; elle se suffit à ellemême ; elle n'a nul besoin des miracles. Le miracle, à le bien prendre, est le train du monde et de la vie contemplé par la foi, qui seule en pénètre le mystère, tandis que le même train du monde et de la vie. observé en quelque sorte du dehors par la raison, est l'ordre de la nature, le domaine de la science et de la philosophie. Et pour bien montrer que les miracles n'ont guère plus de vertu que les faits naturels, on rappelle une déclaration de M. Maurice Blondel : « A aller au fond des choses, il n'y a rien de plus

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