‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 12 sur 211 · X 3.30 X 0,0186’=fl · texte numérisé non relu

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ou par minute , 880 litres = = 00''"”",10.

b* projet incomplet du sieur Maders-Pacher eut cependant le mérite de fixer raltention publique sur le parti que l'on pourrait tirer de la puissance motrice de rOuebe pour lelévalion des eaux destinées à l’alimentation de la ville. Son mémoire était daté du 17 janvier 1762.

Un mémoire beaucoup plus complet que le sien panit le 27 avril de la même année. Son auteur était Thomas Dumorey, ingénieur des Etals de Bourgogne.

.M. Dufour de Villeneuve, intendant des Etats de Bourgogne et Bresse, avait demandé l'avis de M. Dumorey sur la question des fontaines, en lui recommandant toutefois d'examiner principalement les services que Suzon ou l’Ouche pourraient rendre.

M. Dumorey n’a donc point travaillé à reconnaître si l'on pourrait conduire À Dijon l'eau des fontaines circonvoisines; il pense d ailleurs que des rechen-hes

QUPITRE II. — RECHERCHES K.VITES Dll ,\V Al) XIX- Sl£CI£. V»

(kns celle vue iie seraieiil puiut .suivies de succès. Uuanl à .Siizon , sun régime lui parut trop irrégulier; il se trouve ainsi conduit A ne s'occuper que de la discussion des diirérents moyens que l'on peut employer pour cn'-er des fontaines avec les eaux de l'Ouidie.

J'ai discuté, dans un rapport publié le 13 décembre 1K33, les propositions de M. Dumorey, et j’ai niontn- (ju'on ne devait pas songer A leur donner suite.

Cependant les imaginations ne se refroidirent point encore A la vue de tant de projets pres(p»e aussitôt oubliés que formés, et l'académie de Dijon elle-iuétue .s'occupa d<^ la grande (|uestion.

Le 7 mai 171)1, .M. CImussier ttTUiina la séance /me la lecture d'un mémoire critique du projet qu'on avait adopté pour rendre le cours de Suion perpétuel dans la ville.

Mais ce mémoirc ne renferme que des vues théoriques plus (jue contestables, et ne présente aucune conclusion positive.

En 1767 parut un mémoire anonyme dont le but était o de œnstater l utilitc et la né<x;ssité de rendre le cours de Suzon pérenne et les moyens les plus convenables pour la réussite de cette opération.» Voici ce; qui conduisit I auteur du mémoire A recourir au mode auquel il propose de s'arrêter.

Il avait acheté ^un champ entre la porte Bourbon et la porte Saint-.Mcolas , pour en extraire du sable. Or, A peine les fouilles furent-elles descendues jii.squ'à 9 ou 10 pieds, que les manœuvres se virent contraints de cesser leur travail. 1rs eaux, en cITet, avaient jailli avec abondatux! : en trois heures elles étaient arrivées au niveau du terrain naturel. A quelques toises, nouveau déblai suivi du même résultat. D'autres essais furent faits A des distancées plus considérables, et partout l'eau se présenta au même degn- de profondeur. L'auteur ajoute que, dans les premières fouilles, elle se maintint au même niveau pi‘ndant cimj années consécutives , quelque sécheresse qu'il y ait eu.

De ces faits, dont le dernier est empreint d'une exagération manifeste, l'auteur du mémoire induit que les eaux de Suzon, après s'être tamisées à travers le Iwnc de gravier qui forme leur lit, s'échappent en tous sens parle prolongement de celte couche, puis, enveloppées en certains points par des terrains marneux ou des sables réunis par un ciment d'argile , arrivent jusqu'A Dijon ou dans les environs de cette ville, au moyen de ces canaux intérieurs enduits d'un corroi naturel.

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Toiile la queslioi), suivant li‘ mémoire , est done de ronserver k la superficie CPS eanx dont üii a reconnu la uiarclie souterraine: et le moyen indiqué consiste k construire un radier sur un corroi de marne, en rélrécis-sanl le fond du lit pour diiuiuuer les dépensi's.

An reste, l'auteur termine en déclarant qu'il ne croit pas k i'infaillibilité de son projet, beaucoup de pms, je le suppose, partaKérenl cette opinion; et d'abord le sieur Antoine, sous-iiipénieur des Etats de Rnurfrofnte, en fit la critique dans un rapport imprimé en 1 7(17 ; ensuite le sieur Jolivel , voyer de Dijon , qui présenta, en l7(iS, aux officiers municipaux un mémoire sur les moyens de rendre les eaux de la rivién' de Su/on utiles k la ville.

Nous allons examiner successivement leur travail.

l.e sieur .VnloiiM" commence par affirmer (pie c elait seulement ciepuis peu de temps (pie le cours de Suzon disparaissait pendant b's sécheresses. Pour appuyer cette opinion, il recourt à l'iiisloire des lîourgnijmons par Saint-Julien de Baleiire. en li'lede laquelle se trom’c un plan gravé en l.'»7i par Edouard Bredin, et indiquant des moulins pn^s de la place Morimont; il ajoute qu'en 17A0 il vil sur place les restes de la roue du moulin qui était derrière le vieux Elairvaux.

On se rappelle sans doute h's délibérations de la chambre de la ville de Dijon en MIS. le proc/'s de M50 entre le vicomte maïeiir (<t les frères prêcheurs, un inanuseril de la fin de MIMI ou du commencemenl de l.vOO, dans liHpiel on faisait sentir la nécessité et l'on propo.sait les moyens de fain» courir halniuellemciit Siizon dans l'inlérieurde la ville; enfin la visite du Dt octobre faite le long de Suzon par Hnguet Sambin et Aubert Eleulelot, k la suite de laquelle ces derniers déclarè-nnit que. « pour conclure au vray, ne se fault a.ssenrer de fKuivoir conduire le cours de Suion en tout temps d'eaulx vives juscpies k la ville, i]uel(pies fontaines qui soyenl ni (|ue l'on mette dedans. »

El dès lors il est facile de conclun' (pie l'allégation du sieur Antoine est errom's-. Toutefois elle le porte ii «‘chercher les caus(?s de celle disparition d(>s eaux , les remèdes k appliquer, et, parmi ces derniers, il examiner celui proposé dans le mémoire non signé et daté de 17(>7. Or, il se contente de traiter te projet d'idi'c folle, et croit inutile d'en fournir la démonstration.

Si Dijon ne jouit pas de la |W‘rennilé de Suzon, dit l aub'iir, c'est (pie les eaux de celte petite rivière siVoiileul Iriqi rapidement. C est, suivant son expression . une chanlaite au bas d'un comxrl ; sou lit est à sec lorsqu il ne pleut plus.

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