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CHAPITRE n — RECHERCHES FAITES DU XV" AU XIX' SIFULE

ukuyt-u de parer à ix'l iiicviivéïiiful serait de rt‘tejiir les eaux autant que IMtssible; cuiisiiqueiiuueut, de uuustniire des digues de dlstniiee en distuDtre. .ünsi leur vitesse sc ralentira, et leur régime se réglera de telle .surlc .<|uil neii parviendra à lu ville que la quantité strieteiueiit uéeessuire pour tjuil en passe toute ruiinée.

l'n seeond olTet sera produit, dit l'auteur. I.e raleutiss<‘ment de la viless4> p(>rmetlra au limon de se <léposer, aux ])lanles de eroîln'; les lillrations disparaîtront donc peu à ptni. Si l'on voulait obU'iiir une (|uantité d’eau supérieure à celle qui, pendant b?s sérheresses, arriverait nalurellemeni, rien ne serait plus simple d'après ce système : on eoiiroit, en ell'et, que cette siina'ssiou de barrages formerait une ja-rie de n'servoirs (pie l'on jmurrait inellre eu communitation par d(‘s vannes qu'on lèverait successivement.

b‘ sieur .\ntoine cherche ù ealcider lu ipiantité d'eau journalière (pie Suzoïi pourrait fournir à la ville, si ce projet était réalisé, et voici sur (pielles données il s'appuie.

Il suppose que l'étendue dt's terrains (pii versent leurs eaux dans Siiznn est d'environ 10,800 toises de longueur sur 1,000 di( largeur, ce qui produit ■i3,200,ütHI toises carrées, dont le quart, 10,800,000 tuis(>s, est lu ([uaiitité cubiipie d'eau qui tumlx( aiinuelh'uieiit sur la supiTlicii* en question, ce qui fait par jour 20,580 toises cubes; pour chaque heure 1,132 toises; enfin, par minute, A peu près 10 toises, ou 110 mètres.

11 est certain, ajoute le sieur .Inloiiie, qu(‘ les évaporations (|ui s(‘ feraient sur nos résenoirs diniiiiiieraieiit beaucoup la force du courant ipie nous venons de trouvt’r; mais, qiuind même ce courant serait rt'‘duit au ipiurl, il suflirait encore pour entretenir lu salubrité de la ville.

Tous ces calculs reposent sur 'une singulièrt" prisMrupation d'ispril. La conclusion tirée de rélubllssemeiit des barrages pour le glaisage des terres est foiidé(;; niais il y a erreur relativement A cette espi'cc de nigiine uniforme (pii devait s établir à la suiti?. Les barrages ne pourront ]>oiiit acki-oitre la (piaiitité deau verséiidans le lit pendant les s(-cheress(‘s, ne pourront point diminuer les eaux d hiver au profit des eaux d éU>. C'est avant darriver au lit de la rivièir que le grand aménagement naturel doit être fait, et l'on s'expo-serait A de forts mécomptes si l'on espérait obtenir l'écoulement moyen iiidiipiii plus haut, à l’aide de quelques barrages.

4R mSTomE DES FONTAINES PEBUOCES DF. DIJON. — I» PARTIE.

Jo tlois ajouter que la conslniction de ees barrages ne .s'exA'Uterait point sans iliftieiillé, .sans df'qM'iis»'. Il faudrait des travaux en aval j>our s’opposer aux airouilleinents; il faudrait aussi des vannages ou de petits canaux de dérivation pour l éroulemenl des eaux dtNi crues : car il est bien certain que le régime uniforme, malgn’- les digues, ne s’établirait pas plus sur Suzon que sur les rivières dont l(*s vitesses sont ralenties à chaque instant par les usines.

I.e sieur .Vnloine combat ensuite l’idés’ d’élever, au moyen d'une machine hydraulique, l'eau de Suzon sur la lourde la Trémouille. Il faudrait, dit-il, si l'on voulait utiliser l'eau de Suzon pour en faire des fontaines, construire un a(|ueduc tel A peu prés qut- celui qui contiuit les eaux de Saulon-la-T.hapelle A (’.lteaux; appuyé contre les coteaux de Vanloux, .\liuy et Fontaine, il contournerait les vallons d'Aliuy et d'Hauteville, ou les traverserait, à l'aide de levé(‘s, enfin il apporterait les eaux sur une des tours t^u chAteau, ou sur celle de la porte (iuillaume; et cette construction, qui ne serait pas aussi dis(H'ndieuse qu’on pourrait le croire, serait d’un avantage infini pour la ville.

Kt du reste, cet ingénieur ne se borne pas là; il cherche aussi à recueillir de nouveaux avantages des eaux de Suzon. Pourquoi son cours ne senirait-il pas à former un port placé dans l’intérieur même de la ville, sur l’emplacement de la luai.son du Refuge? Et alors il se livre à l’examon de toute l’utilité qu’un pareil projet présenterait à l induslrie, de tout l’agn^meul qu’il procurerait A la vill(>. * Le quincona." en terrasse au-dessus du port, s'écrie-t-il dans son enthousiasme, deviendrait une promenade délicieus<!! les rues Chaploltfi et Maison- Rouge y gagneraient une magique perspective I les mâts des coches y feraient un plus bel elTel que ces obélisques d’Égy'pte qui s’élèvent sur les places de Rome! »

Eu fait de ports et de canaux, on doit se déterminer par d'autres considérations : assurance du succès, puis économie des ouvrages; et c'est pour cela sans doute que la maison du Refuge est encon> sur pied et que le port n’est pas dons la ville.

Le sieur Antoine va plus loin : il voudrait faire porter bateaux à la rivière de Suzon, afin de jMuvoir tirer du vallon, aux moindres frais possibles, les bois, le charbon, et le tuf, que sa légèreté rend précieux pour la construction des voAtes. Afin d’éviter la dépense des écluses, de puissantes machines

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