‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 17 sur 211 · CHAPITRE II. — RBCBERCHES FAITES DO XV* AO XIX' .SIÈCLE. .S · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — RBCBERCHES FAITES DO XV* AO XIX' .SIÈCLE. .S

Or il tombe pendant l’année, suivant le sieur Antoine, une hauteur d’au moins 6 décimètres d'eau.

. Soit seulement tr.âO.

Minimum d'eau que raqueduc pourra it'cueillir par aniii’r; tiüO.IMM) mètrwr

D'où, par jour, 16A8 mètres cub*>s:

Et par minute, 1 1 10 litres.

Le pouce équivaut ù 1.3 litres 33 eenlilitres : le produit en pouces .ipporlé par le tuyau de conduite serait donc de = pouces environ, quotité sulTisante pour l'ulimenlation de la ville.

Il est presque inutile de faire sentir combien un pareil projet pn^seiUe d'in^* certitude. La tranchée recevrait sc-ulement la plus faible partie de la couche d'eau qui tombe, et nous manquons des éléments nécessaires pour apprécier cette partie.

Seulement je montrerai que l'exemple suivant, invoqué par M. Antoine, dépose; contre son projet :

« Près de Gray, comme près de Dijon, dit M. Antoine, il y a des élévations, mais sans aucune source; et pour obtenir des fontaines, M. Normand, ingénieur, fit faire un long fossé qui contournait la hauteur supérieure à Gray, avec pente convenable. Sur le coté de ce fossé, qui regardait le bas du monticule, il fit faire un bon mur avec corroi derrière; de l'autre côté, il ne fit faire qu'un mur à sec, afin que les eaux pu.s.sent pa.sser A travers. Entre lc.s deux murs il établit une rigole en pierri's de taille. Enfin il plaça des dalles sur toute cette construction, qui, en réunissant toutes les eaux supérieures, les mène à un bassin d'où part le tuyau de conduite.

■ Les opérations de l'ingénieur furent souvent troublées, ajoute M. Antoine, chacun soutenant que puisqu'il n'y avait point de source où il faisait travailler, il dépensait inutilement les deniers de la ville.

« Cependant, le fait est que les eaux arrivèrent, et qu elles n’ont jamais cessé de couler depuis cette époque. »

Il ne manquait à cette description que le volume d'eau débité. Or ce volume a été trouvé de 19 litres par minute, et au mois de mat : à quoi doit-il donc se réduire pendant les mois d'aoùt, de septembre et d’octobre I

Ce fait enseigne quel degré de confiance on peut ajouter à des calculs

foiidrs sur Is quantité dVau qui tuinbu aiiiuitdleiiieni sur un versant déleriniiié.

Je puis, nu H'sle. citer encore un exemple A l'appui «le mon opinion. .A l'est de Toulouse exi.ste iiu monticule allou«é, appelé le coteau de Ciiillemery, nu pied duquel est situé un quartier de la ville, celui de Saint- Étienne.

Dii clierchn à recueillir li;s eaux «pii tombaient sur la superÜcie de ce coteau; à cet eir«*l, ou pcr«;a un aqiu'due sout«Train <[ui, longeant le pied du «aiteau, étendait des rameaux «laus tous !«« sens. Cet aque«luc, avec ses branches, avait environ 1,S(KI mètres «le hingueur. On y nsxîvait les eaux tiltrant dans le terrain traversé par lui; puis, A l'aidi* «le tuyaux de bois ou de poterie, on les faisait jaillir A 2 ou 3 pieds au-«lessus de 1a plat* Saint-Étienne.

On penst; que la conslrmdion de cet aqueduc était antérieun; au Iroisit^me sit'^cle. Il jKirait qu'il était exécuté sur une gramie échelle, puis«[ue .'t. d .Aubuisson n’évalue pas A moins «le 2 milli«ms de notre monnaie ce «[ue l'on dut dépenser pour sa constrmTion ; et cependant, après de coûteuses réparations faites en 1719, A la suite des«|uelles on «‘spérait obtenir un«; grande quantité d eau , il résulta des jaugeages prescrits par les membres de TAcadémic des sciences de Toulouse «pic le débit de cet aqueiliic n était «pie de 2 ou 3 pouces au plus, et même que cette «juantité diminuait de plus de moitié pendant les sécheresses. La 17GU, on s'est encore oci'upé «le c«d aqueduc, sans obtenir de succ«ès; et, depuis cette époque, toutes les sommes dépens(s‘s n’ont pas conduit A des résultats plus satisfaisants. Plus tard, «ui 1327, lorsqu on donna les eaux de la Garonne A la fontaine de Saint-Etienne, il y avait plus d un an que le grand aqueduc ne lui fournissait plus rien (').

Je pasM'rai sous silence plusieurs projets «jui, de 1807 A 182.'>, furent proposés au maire de Dijon; ils rentraient tous dans ceux que j ai précédemment analysés.

(G Au reste , Ira eaux qu'il |ir«>ituis«it, par suite de la nature des terrains à travers lesquels elles s'iuUllraieal, élaieut charnues de sels terreux, et par coasiîquBnl de mauvaise qualité. Elles donnaient, |>ar 1,000 grammes, 1/2 gramme do r«3.sida.

Je dois ajouter quelqm-s lignes aux développements dans lesquels je viens d'eulrer sur les moyens de se procurer de l'eau à l'aide d'aquedurs ou do barrages soulerrains.

L ne faut pas les renfoudre avec un prtatédé qui consisterait à creuser, pour arrnier à «fat

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