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CHAPITRE II.— FOCRNITÜRES D’EAl'. PRINCIPES GÉVERAÜ.K

chaque n'îparliteur, comme s'ils avaient à desservir des bornes-fontaines dont on .SC donnerait toujours les positions, mais qui ne seraient que Actires. l’arl'ois aussi, on se pose la condition de pouvoir tirer des conduites, en un

tuvaux, mais relevés verticalement é leur extrémité et munis d'un orillce divergent; et des nappes nui montent à 7 ou 8 mètres de hauteur en s'épanouissant et retorokeut en abondantes cascades, viennent rafraîchir et purifier complètement l'atmosphère.

Plusieurs séries d'expériences ont été exécutées pour démontrer la supériorité do co système; mais on a remarqué, entre çes séries, des différences qui sont entre elles comme 1 à 3, sous le rapport de la dépensa , suivant quo l'eau, en s'échappant des tayaut, éprouve une pression pouvant s’élever à 60 ou 20 piorls anglais.

Dr|icnHC rn

D'après les expériences de M. Loviek à Londres, et de. M. Lee à Shefliold, il parait qu'un jet à haute pression nettoie parfaitement les rues avec une dépense de 2 litres par mètre carré; L'a pavés étaient tellement blancs apn'‘S l'opération qu'ils avaient l'air d’élre nouvellement posés.

|j.' lavage complet de la ville de Dijon, dont lasuperficio pavée peut s'élever à 170,01(0 mètros carrés, exigerait donc une dépense d’eau de 344,000 litres ou 344 mètres cubes.

Ui lavage des fenêtres et des devantures du maisons, u|iération analogue, mais moias fréquemment requise et qui exige beaucoup moins d'eau , sera suflisamment couvert par une addition de 15 pour 100 au chiffre précédent; eu tout par jour 370 mètres cubes environ.

J'ai jiarlé plas haut du lavage ot de la purilicalioii de l'air, que le jet d'eau divergent, rctninbant en pluie, rafraîchit d'une manière surprenante. La température d'une ruelle dans Itedfordbury, à Londres, traitée de cotte manière |iar Af. Haie, inspecteur du Board of Health, a baissé do 21» h 13” centigrades. En mémo temps l'atmosphère, auparavant infecte, est devenue agréable h respirer, cl un léger courant, résultant de son refroidissement subit, s'est fait ressentir.

en mnln»4'«Mver.

Il résulte d'autres expériences que le Sirand, l'artère la plus fréquentée de la Cité, à Londres. |iouvait être chaque malin parfaitement lavé en une heure, à raison do 20 ou 40 centimes par maison et par semaine; que dans les autres quartiers, pour 10 centimes par maison et par semaine , les voies principales pouvaient être lavées une fois par jour, ot les rues secondaires •leux fois par semaine.

On voit avec quelle facilité et quelle économie une semblable méthodo, appelée par les Anglais système de Aote «mf Jel, pourrait être applique» aux rues de Dijon, à raison de la iiiultiplicité des bornes-fonlaines, sur la bouche d'eau desquelles on ajusterait l’une des exlréiiiilés du coniluit flexible au moyen duquel l’opération s'exécute.

niSTOlHE DES FONTAINES PUBLIQUES DE DIJON, — IIP PARTIE.

poinl ((uclcoiique d« la cilé, le vuliime tl'eau maîcssaire pour servir un nombre «lonii^ (le pompes l'ii cas d incendie.

luulile d'ajouter (pie l'on doit toujours supposer cpic le di'-bit du tuyau coiiiprcud, ind(‘|>endainment de celui ms-essaire à l'assainisseinent et aux lunlaiims publiques, le maximum des euneessions.

R(‘Venons maintenant un peu en arrii-n».

J'avais n'-surm^ ainsi qu’il suit, (lansrintroduction de cet ouvrage, leprogrammc des questions que les ingi'nieurs cliargi's d’une distribution d’eau avaient e’i n'-soudre :

l’ixation du volume lU'Cessaire à la fournitun' d'eau ;

Unaliti's (jue doivent présenter les eaux ;

Jaugeage ou déterininalion de leur volume ;

Travaux à Cain* pour les tdever ou les dériver;

Théorie du mouvement de Teau dans les aqiunhics ou dans les tuyaux ;

Héservoirs;

(liivrages à exécuter pour assurer la distribution intérieure.

Or, j’ai donné dans le troisième chapitre de la première partie tous les détails relatifs à 1a solution des trois premières questions. I)e plus, la note E comprendra des tables ((ui jK-rmeltroiit de trouver avec une grande facilité le n'sultat des jaugeages opén’*s sur les sources.

Je ne me suis pas occupé du jaugeage des rivières, parce que je prépare sur cet objet un travail spi'icial avec la collaboratioii de M.M. Itaumgarten et Ritter.

Quant aux travaux à faire pour élever ou dériver les sources, je dirai, en ce qui concerne Ti’dévatiou des eaux, qu’il paraît convenable dans cette hypothèse de faire avec un mécanicien un marche par lequel, moyennant un prix délermiiu's il devra, s’il s’agit d’une roue hydraulique, élever à 1a hauteur dontub- le volume d eau nécessaire et que l'on fixera à l'avance; et s'il s’agit d'une machine à vapeur, la convention comprendra en outre la quantité de combustible d(>peiisi'‘e par heure.

En ce qui concerne leur dérivation, je crois avoir pnsenté ù l'occasion de l'aqueduc du Itosoir les dilférentes (luestions è ri‘soudre.

La question relative au mouvement de Teau dans les canaux et dans les tuyaux de conduite a été pareillement traitée dans la troisième partie de cet ouvrage (ch. I et Ilj.

QUPITKF. II. — PWRSITl’KRS n‘K\lI. PIÎIXCIPES GKNKIUl’X.

On îi vil dans un aqucdue oiiduil on ciinnnl, qui ost le eas ordinain’, (|iielle élail In formule donnant les vitesses moyenne et maximum.

Je dois d’ailleurs revenir sur cette question dans le travail spécial auquel je viens de faire allusion, il roecasion du jaugeage des rivières.

Ounnl au mouvement de l'eau dans les tuyaux de conduite, j'ai donné toutes les formules relalix'cs dux tuyaux des divers diamètres : l lnstitut doit prochainement publier les tables qui faciliteront singulièrement les calculs à effeetuer.

La question des réservoirs a été longuement traitée dans In troisième partie.

J'ai montré l'utilité d'en consiruire au moins deux ; l'opinion des ingénieurs anglais les plus versi's dans la question des distributions d'eau me confirme dans ma conviction.

Dans le rapport de la Commission d'enquête, publié en 18H sur l'état sanitaire des villes importantes et des districts populeux de la Grande-Bretagne, on remarque le passage suivant, page 17, extrait de rinlcrrogatoire de l'ingénieur Robert Thom, auteur des belles distributions de Greenock, Paisley et ,4yr.

« J'ai pour principe, dit-il, d'établir près de la ville deux réservoirs ou bassins de régime pouvant contenir chacun l’approvisionnement de la ville pour deux jours. »

J’ai montré l'utilité d’un double rt-servoir, non-seulement en ce qui touche la sûreté de l’approvisionnement, mais encore la ]dus facile arrivée des eaux à leurs points de dégorgement. Mais il est une considération sur laquelle je dois insister, c'est la nécessité, d'abriter les réservoirs.

A ce sujet, j'emprunterai encore les lignes suivantes à la thèse de M. le docteur Guérard.

« Nécessité de couvrir et d'abriter les réservoirs et les conduites. — Mais, avant de passer à un autre sujet, et pour compléter ce que nous avons à dire relativement H la température des eaux potables, nous poserons en princi|>e qu'il convient de couvrir les réservoirs et d’enterier les conduites à une profondeur suffisante, afin de soustraire celles-ci aux grandes variations de température ('), auxquelles participe le sol ju.squ'à 1 mètre et plus au-dessous de sa surface.

(') « l’endaal l'hiver de 1S3S, la eontraclion des tuyaux fut un jour tt Dole tellement considérable et subite, qu'il s'en rompit vingt-trois presque simullanénient. » Terme, Inro cilalo , p. 1«4.

HISTOIRE DES FONTAINES Pübl.H)L'ES DE DIJON. -111' PARTIE

d abriter ceux-là pendant la saison chaude, contre l aetion des rayons solaires ('\ et afin d'arn'ter dans leur cliule les feuilles, les insectes, eic., (|ui, en se décomposant, pourraient altérer la pureté du liquide. Le fait suivant fera bien ressortir h*s inconvénients <pii peuvent nisulter des réservoirs à ciel ouvert.

O la; premier filtre, construit à Toulousi' par d'Aubnisson, fut établi, de prime abord, dans des conditions qui niellent parfaitement eai évidence l’intluenœ fàcheuw de la chaleur sur la qualité des eaux destinées à ralimenlation des villes. On se rappelle que les trois filtres, qui composent dans la localité le syslèiiie de filtration en fçrand des eaux de la (iarunne, consistent en de profondes excavations pratiquées dans un banc d'alluvion presipie parallèlement au fleuve et au-dessous du niveau des basses eaux, (.tuand on eut terminé le premier filtre, consistant en une tranchée de 108 mètres de long, sur une largeur moyenne de 10 mètres au fond, on l'entoura d'une forte digue, pour le mettre à l'abri des hautes inondations ; « Ce filtre, dit d'Aubuisson, donna d'abord une fort bonne eau ; mais, dès la seconde année, une végétation de plantes aquatiques commença à s'y établir, et à altérer la qualité de ses produits. L'année suivante, le mal empira ; les rayons du soleil, traversiint sans obstacle une cotiche d eau mince et parfaitement transparente, atteignaient le fond dans toute leur intensité: ils y développaient une forte chaleur, latpielle était encore augmentée par l'efl'et et la réverltération des bords c’i des digues. Par la .suite, la végétation y acquit une vigueur extrême; les divers moyens employés pour la détruire funuit sans effet ; des reptiles s'y joignirent, et ces plantes, ces animaux, en mourant et se putréfiant dans une eau tiède, la rendaient très-mauvaise {'). » 11 était pressant de porter remède à un pareil étal de choses; on pensa que le seul moyen d'y réussir était de couvrir le filtre; on nettoya le fond aussi bien que possible; un aqueduc en briipies .superpos(''es sans mortier fut établi dans toute 1a longueur, et l'on remplit le bassin de gros cailloux bien lavés, de manière à atteindre le. niveau de la hauteur des moyennes eaux de la rivière. Sur

(') « técau qui alireuvo Ira ImbitanLi de I.a Valette , dans l'Uc de Malte, y arrive de Eirita- Vcccliia par un aqueduc, en pierre |K>rtâ hors de terre dans un espace de quatre mille pas et plus, et celle eau est IrH-dèsagréable en été, A cause de sa chaleur; il on est de même a Villefrani lie, dans le voisinage de Nice. » Fodéré, Trailé de médecin'! légale et cfhggiène publique, t. vr, p. :t.15.

I’) Loe. cit.. p. 277.

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