‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 183 sur 211 · UI · texte numérisé non relu

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Propriétés funcièrcs 5.8.75 .*12

Fonds et tréfonds 12, BM» 87

Dommages pendant trois années . .... 8,003 35

Ensemble 27,205 54

Pépinières 78ÎI 71

Honoraires de rexpcrl 3,000 00

Tutae "Tr,Ü8f^

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Ia‘s galeries tjui reiifcrincnl les tuyaux de conduite ont été exclusivement réservées pour 1e logement de ces tuyaux et pour l'tk;üulement des eaux qui s’échappent en hiver des bomes-fontaiues placées sur leur parcours. A de rares

Ql-ESnONS ADMIMSTa vriVES ET JCDICIAIUES. «Q

exceptions près, ces aqueducs ne prèsentenl aucun orifice po\ir l'introduction des eaux pluviales ou nn riagères.

A Dijon, les eaux ménagères sont jetées dans des puits perdus creusés dans les cours de chaque maison. Quant aux eaux pluviales, elles se rendent, en parcourant les ruisseaux des rues, soit dans le cours extérieur de Suzon qui baigne les remparts de la ville, soit dans l'égout intérieur qui part de la tour de la Trémouille et arrive à la porte d Ouche.

Si Ion cherche à se rendre compte de la topographie générale du terrain sur letiuel Dijon est assis, on verra que cette ville est placée sur une surface présentant une inclinaison générale du nord au sud. C'est dans cette direction que coulait l'ancien cours de Suzon, aujourd'hui renfermé dans un aqueduc.

.A partir de la rive droite de ce cours, le terrain se relève jusqu'à l'enceinte formée par les remparts à l’ouest. .A partir de la rive gauche, le terrain si? relève encore, mais seulement jusqu’à une ligne de faîte, dont la distance de l’axe de Suzon varie entre 100 et 300 mètres. Enfin, à partir de cette ligne, le terrain s’abaisse jusqu’à l’enceinte formée par les remparts à l’est.

Il résulte de cet exposé :

1° Que toutes les eaux pluviales qui tombent sur le versant de la rive droite de Suzon et celles qui tombent sur la rive gauche jusqu’à la ligne de faîte précitée, doivent s’écouler par cet égout;

2” Que toutes celles qui tombent entre la ligne de faîte et l’enceinte Est de la ville doivent, au contraire, arriver dans h« fossés au moyeu des a<|ueducs plac(‘s sous les remparts.

Nous ne dirons rien de l’ancien cloaque que l'égout intérieur de Suzon remplace; nous nous bornerons à renvoyer le lecteur à la notice historiîjue de .M. l’archiviste Garnier, publiée dans la dernière édition de Courtépée.

Le lit, canalisé par mes soins en 1817, comme rancien cloaque, traverse la ville du nord au sud. 11 a son entrée sous la tour de la Trémouille ou Tour aux Anes, passe sousl'îlede maisons comprise entre la place au sud et celte tour, la place Suzon, la rue de Suzon et la ruelle Saint-Bernard; traverse la place Suzon, SC continue sons les maisons formant le côté oriental de la rue Quantin; traverse la rue Musette; traverse à l’est la rue Poissonnerie; coupe la rut; du Lacet; entre sous l’île triangulaire de maisons formée par res deux dernières

^fK) UISTOIHE DF.S FONTAINES PUIU.lQt’ES DE DIJON. — IV« PARTIE.

nips d la rut! dos Forges; pas.se sous la rue Guillaume; .se prolonge sous les maisons élevées sur le côlé occidental de la rue Dauphine, ainsi que sous ou derrière celles dti môme côté île la rue du Bourg; coupe la rue Piron; longe à l'ouest la rue Berbisey, en traversant la rue Brulard et la rue du Morimont; passe sous les maisons du côté tmest de la me Crébillon; décrit une courbe sur 1a place ilu Pont-.\rnot, au-devant de l'iiôtel de l’Académie; parcourt ensuite la ruePorle-irOuehe sous son sol môme; traverse le pied-droit oriental du viaduc ilu chemin de fer à la porte de ce nom; puis, après avoir reçu sur son côli^ tiroit le misseau de Raines, cl décrit do nouveau une courbe vers l'est, se décharge dans un canal à ciel ouvert qui débouche dans la rivière d'Ouche, en aval du pont Aubriot ; sa longueur est de 1,328" 10.

Sa voôte, ii l’exception de trois parties, deux ilerrièn! la rue Berbisey et la rue Crébillon, construites en 1817, et celle sous la rue Porte-d'Ouche , exécutée en 1814, se compose d'une série du berceaux établis successivement et dans des dimensions, formes et directions différentes par les propriétaires riverains, ou par la ville sous les mes et places. Toutes ces voûtes ont été raccordées, consolidées et rejointoyées, pour qu'elles formassent un aqueduc continu et régulier autant que possible. Dans certaines parties où le canal était trop large, il a été divisé en deux zones par un mur élevé dans son axe jusqu’à la clef de la voûte, et l’une des moitiés a été abandonnée aux riverains. Le sol en a été repiirgé, nivelé cl revêtu d’un radier en maçonnerie, composé d’une cuvette large de 1 mètre et profonde de 0" 11), constamment maintenue sur le côté droit ou occidental, et d'une banquette variant de largeur, mais n’ayant jamais moins de 1 mètre.

A l mètre au-dessus de celte banquette, de petits dés en pierre fixés de ,')t) en ôO mètres dans le pied-droit oriental delà voûte indiquent, par des chiffres gravés sur leur face antérieure, les distances à partir du jiarement extérieur de la tour de La Trémouille, et servent à raccorder le plan du terrain avec celui des places, rues et maisons de la superficie.

La hauteur, au-dessus du niveau de la mer, du radier de la cuvette de cet aqueduc est, à son origine, sous la tour de La Trémouille, de 243"913

et à son extn-milé au delà de la porte d'Ouche, de 236 782

En sorte que la pente totale est de 7" 131

ainsi réjwrlis, eu commençant du point culminant ;

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