SAG
vrir et de fermer ('“galeniciil, i\ volonté, la eomiuuniention avec l’air extérieur, et de faire ainsi le vide (lartiel par une simple aspiration. Dan.s la partie inférieure, les deux tubes en verre sont prolongés par des tubes en cuivre, dont l’un est toujours dirigé vers le courant et e.xacteraent dans son ül, tandis que l'autre peut avoir une position quelconque par rapport au liidu courant, suivant l’ajutage que l'on y adapte; un robinet, (pie l’on peut manimivrer par une ficelle, permet d'ouvrir ou de fermer la communication à volonté et instantanément, entre feau du courant et celle des tubes en verre. Dans le premier tube, feau
s'élève au-dessus du niveau de feau courante à une hauteur h = tn et
dansle second descend au-dessous delà quantité h' = vi'
on a donc h-\-h’ =
(m -+-?«') J,- ' relation dans laquelle h + h'= ou différence de hauteur de l’eau
dans les deux tubes de verre que l’on peut mesurer à un dixième de millimètre pn‘‘s , etm -f m un coeflicient qui est constant pour un même système d'ajutage et que l'expérience peut seule déterminer; pour un même appareil, on a ainsi [tour déterminera, connaissant i la formule: e = fit' ou si l’on appelle u la vitesse correspondante à la hauteur d'eau A que l'on trouve dans toutes les tables, on a :
V = fl.U
H étant un coefficient qu'il s’agit de déterminer une fois pour toutes « pour un même système d'ajutage.
« La rctjle logarithmique orilinaire donne encore un moyen très-facile de lire immédiatement la vitesse connaissant A ; il suffit pour cela de fixer une fois pour toutes le 1 de gauche de la réglette ou coulisse sous le chiffre marqué par la valeur de ji'ig qui est constante, puis de lire sur la coulisse les valeurs successives de A ; les chiffres de la partie inférieure de la règle correspondant aux différentes valeurs de A exprimeront les vite.sses cherchées.
« Pour faire une expérience, il faut prendre les précautions suivantes :
1° Tenir les tubes dans une position verticale, au moyen d'un fil à plomb;
t' Diriger le bout recourbé du premier tube aussi exactement que possible dans le sens du tilde l’eau et contre le courant;
3* .S’assurer qu’il n’y a pus de bulle d’air interposée dans, les colonnes d'eau, en aspirant (pielquefois l’air au-dessus, et en y laissant pénétrer un petit volume d'air extérieur, ce qui produira un mouvement d’ascension ou de dépression dans les deux colonnes d’eau;
1” Fermer le robinet inférieur au moment où il y a le moins d'oscillatious , pour effectuer les lectures;
appendice. — Nfri’E c.
5“ Amener pour la lecture le |>litn supérieur de 1 anneau tles curseurs <pii glissent le long des tubes, de manière qu il soit tangcmt nu ménisque formé par l'eau dans les tubes.
I Voici lus valeurs que j’ai trouvées pour correspondant à (juebpies-uns des ajutages que j'ai essayés, soit en faisant marcher rinstniment dans une eau tranquille avec une vitesse déterminiie, soit en mesurant, «lans un canal très-régulier, la vitesse avec un flotteur ( le pnmiier ajutage étant toujours contre le courant dans le lil do l'eau ).
{‘Le deuxième ajutage étant dans le meme seii^ que le courant et dans le /il de l'eau, la moyenne de 82 ei|M:riunces faites avec des flotteurs ilaiis un courant m'a donné pour la valeur de ^ ü'" ll'JN. l' a varié de 0“ 85 à i" 51 par seconde. I.a moyenne de 28 cxpt'riences faites dans un bassin d’eau tranquille, le 21 avril 18.55, m’a donné /it = 0“ IIÎH. La moyenne de 58 expérience»!, faites le 21 avril 18.55, dans un bassin d’eau tranquille, m’a donné fx= ()“ !I88; les vitesses v ayant varié dans ces deux derniers cas de ü" 50 à 8 mètres ;
2° Ix deuxième ajutage étant tourné à angle droit sur le. courant, j’ai obtenu dan8([uatre séries d’exp»’“rienccs les valeurs suivantes ; fl = 0” 818 pour 13 expériences fuites dans un courant,
jut = 0" 808 pour 20 expériences faites, le 21 uvtM, dans une eau tranquille.
fl — O” 797 pour 39 expériences faihffl, le 2 1 avril, dans une eau trani[uille.
fl = 0" 785 pour 31» expériences faites, le 21 avril, dans une eau tranquille.
La troisième stirie a été faite avec des ajutages évasés eu fonne d’entonnoir; les autres avec des ajutages eflilés d’un millimètre d’ouverture seulement. Les vitesses ont varié de 0" 16 à 2" 90.
3° Le deuxième ajutage étant dirigé dans le sens du courant, mais fenné par le bout et percé latéralement d'un simple trou de 1 millimètre de dmmètre, j'ai obtenu dans deux séries d'expériences les valeurs suivantes : fi = 0" 861 pour 34 expériences faites, le 21 avril, dans une eau tranquille sur le canal de Bourgogne.
fi = 0“ 875 pour .30 expériences faites en mai, sur l'aqueduc de Iloquefavour, dans une eau courante.
« Il est essi-ntiel de remarquer qu une moditication en apparence insigniliante dans la forme ou lu disposition du deuxième ajutage peut avoir une grande influence sur la valeur de fi. »
)IISTOIRE DES FONTAINES l>UÜUnilF,S DE DIJON
rMirallurr d'caii tfr Nrux«*llei<.
La ville de Hruxelles (') et ses faubourgs occupent une surface dont les points les plus Las se trouvent à 1a cote de 18 mètres au-dessus du niveau de la mer, et les points les plus élevés à la cote de 90 mètres.
* n existe, de temps immémorial , une petite distribution d’eau pour le quartier attenant au pare, situé è une cote moyenne de 00 mètres : des roues hydrauliqiie.s, mues par les eaux de l’étang de Saiut-Josse-ten-^üodc, élèvent en vingtquatre heures environ 200 mètres cubes d'eau dans une cuvette placée sur une vieille tour située près de la rue Ducale; c’est de cette cuvette que l'eau se dirige vers la demeure des abonnés.
Après l'exécution des travaux du nouveau système, la machine hydraulique de Saint-Jos.se-ten-A'oodc sera enlevée, et les abonnés du quartier du Parc seront desservis par les sources nouvellement dérivées.
Le nouveau système se divise en deux parties : la première partie consiste dans la dérivation d'une source dite du Broebelacr, que la ville posst'ide à Etterbock, et (jui, aujourd'hui encA)re, estamemk! par des tuyaux aux pompes de la machine hydraulique de Saint-Josse-ten-INoode; cette source débite, en toutes saisons, environ 1 ,200 mètres cubes par vingt-quatre heures ; d’après ce qui est indi(]ué plus haut, les roues hydrauliques n’en élèvent donc actuellement qu’un sixième environ pour le service des abonnés. Cette source, qui émerge à la cote de 51 mètres, sera dérivée en totalité et amenée aux réservoirs de la place du Congrès, à la cote de 15 mètres; cette dérivation se fait au moyen d'un aqueduc voûté de 021 mètres de longueur, et d'une conduite en fonte de 0“ 25 de diamètre et de 2,662 mètres de longueur.
Des réservoirs de la place du Congrès, l’eau sera distribuée aux abonnés du quartier dit du Finisteire, la surfaa; du ce quartier se trouve à la cote de 18 à 20 mètres; l'eau pourra donc s’élever aux étages des maisons h une hauteur de 15 à 20 mètres auAlessus du pavement du rez-de-chaussée.
L’eau de la source du Broebelaer a été soumise à l’analyse, et il a été reconnu quelle ne contenait guère que du bicarbonate de chaux (0* 411 par litre ).
La deuxième partie du nouveau système de distribution d'eau consiste dans la dérivation de toutes les sources de la vallécdu llain, qui émergent entre Lillois- AVitterzée et le hameau de Mont-Saint-Pont, situé un peu à l’aval de Brainel'Alleud : néanmoins, on laissera aux habitants de ce dernier bourg , d'une po-
(•) Je dois cette notice à l’obligesnco de M. Carez, ingénieur des ponts et chaussées do Uelgique et directeur des travaux.
— NOrt c
piilalioii de i, (••)<» habitants environ, trois sources qui sont déjà utilisées par eux depuis longtemps, et qui prennent naissanee au Centre de ce bourg.
Les soun.es qu'il s'agit de dériver de la partie la plus élevée de la vallée dn llain sont an nombre de quarante-cinq environ et débitent ensemble, en toutes saisons, Itl.OUOin. c. par vingt-quatre heures ; quelques-unes donnent un très-faible produit, et les deux plus abondantes fournissent eliaeune 2,5ÜU m. e. Il résulte de l'analyse que ces sources ne contiennent aussi que du bicarbonate de chaux (ü' 334 par lit.).
Les cotes d'émergence de ces sources varient de 122 à85 mèties au-dessus de la mer; les source» supérieures, situées à l'amont du bourg de Draine-l'Alleudi et la source îles étangs du Mesnil, les unes et les autres sortant à une cote de 93 mètres et au-dessus, seront amenées à Bruxelles par simple écoulement, au moyen d a([ueducs voiHés et de siphons renversés en tuyaux de fonte ; ces sources débitent en toutes saisons 11,000 mètres par vingt-quatre heures.
Les autres sources, débitant par conséquent 8,000 mètres cubes, sin-ont amenées par les mêmes moyens près du lieu dit le Moulin-Léonard, aux environs du hameau de Monl-Saiut-ront,où une machine à vapeur, de la force de dix chevaux, les relèvera cl les fera déverser dans l aqucduc de dérivation des sources supérieures. \ partir des sources jusqu'au moulin Léonard, l'aqueduc du tronc principal aura une ouverture de 0“ 00, 0“ 70 ou 0“80, et une haulcursousclef de 1 mètre, 1"05 ou 1”10. La jK'iile variera de six à sept centimètres par kilomètre; pour amener les plus faibles sources dans cet aqueduc, on construira des rigoles à petit débouché en bonne maçonnerie de briques. Du moulin Léonard jusqu’aux réservoirs construits sur la hauteur du faubourg d'ixelles, l'a()ueduc a une ouverture de 1 10
et une hauteur sous clef de 1" 70; sa pente est uniforme et deO" I l par kilomètre. La longueur des rigoles maçonnées, à très-faible section, destinées à amener les eaux des plus petites sources dans l'aqueduc du tronc principal, sera approximativement de 2,800 mètres; la longueur des aqueducs de 0” 00,0"’ 70 et 0‘" 80 d'ouverture, sera de 15,118 mètres environ; enlin, aille de l'aquednc a grande section, entre le moulin Léonard et les réservoirs d'ixelles, sera de 10,137 mètres environ.
Pour franchir la vallée dite de l'Estrée, près de Braine-l’Alleud, l'aqucduc est remplacé par un siphon renversé en fonte, de O"” 00 de diamètre et de iOO mètres de longueur; à son point le plus bas, ce siphon n’épnfuve qu’une charge de 11 mètres; pour la traversée de la vallée de Teu-Bosch, près d Ixelles, l'aqueduc est remplacé par un double siphon en fonte, aus.si de 0"00 de diamètre, cl de 900 mètres de longueur; il aboutit aux réservoirs, et sa plus forte charge, au fond de la vallée, sera de 32 mètres.
L’aqueduc traverse une autre vallée, a’ile de Mont-Saint-Pont, au moyeu d'un
550 HISrroiKE DES FONTAINES PDBLIQUF.S DE DIJON.
pnnt-iiqiioduc de vingt-sepl arehes en plein cintre de t> mètres d'ouverture, séparées par des piles de 1"25 d'épaisseur; deux de ces piles, furmant culée, ont une épaisseur de. 3 métrés; la hauteur des piles au-dessus du thalweg de la vallih* est de ti"' 20.
Cette construction assez dispendieuse, établie en bonnes briques du pays , a été nécessitée par la présence de sables mouvants en aval; c’est-à-dire que, si le pont-aqueduc avait été remplacé par un siphon renversé, la différence de niveau qu'il aurait fallu donner au.\ extrémité'S de ce siplion aurait exigé que l'on abaissât le profd de Taqueduc vers l'aval, et que l’on traversât des sables mouvants sur une grande longueur; c’est ce qui a déterminé l’ingénieur à proposer la construction du pont-acpicduc.
Les réservoirs sont établis au point culminant du faubourg d'Ixelles, sur une parcelle de 2 hectares 20 arcs achetée par la ville et entourée de rues ou chemins. Les doux ré-servoirs contigus peuvent contenir chacun 10,200 métrés cubes; ils sont rectangulaires et formés de murs d’enceinte et de pilastres de 2“ 50 de hauteur, sur lesquels s’appuient des voâtes d’aréte de 3 mètivs d’ouverture, de 0" 50de flèche, et de 0" 30 d’épaisseur, «'couvertes d’une couche de terre de 1 mètre d’épai.s.seur. Les murs d’emîcinte, en saillie au-dessus du sol naturel, ont une épaisseur moyenne de 1" 45; les pilastnw ont une épaisseur de 0'"50; la naissjince des voûtes se trouve à la cote de 00 mètres au-dessus de la mer,
(’.hacun des réservoirs, ainsi que l’extrémité aval du siphon de Ten-Bosch, est en communication avec une cuve d’où partent les quatre conduites maîtresses qui se dirigent vers la ville et les faubourgs,
La ville et sa banlieue contiennent une population île 2.50,000 habitants, de sorte que les 20,200 mètres cubes d'eau A leur distribuer correspondent à un ehiffre de 80 litres par habitant et par jour. Il e.st à remarquer qu’il existe, à 10 kilomètres environ au delà de Braine-l’Alleud, de très-belles sources, celles de la rivière la Dyle, qui émergent à Houtain, Loupoigne et Gcnappc ; elles débitent ensemble 15,000 mètres cubes environ, et pourraient être jamenées par un aqueduc aboutis.sant près du moulin Léonard, à une hauteur de 10 mètres au-dessus de l’aqueduc de dérivation des sources du Hain. C’est afin de pouvoir amener encore ces eaux à Bruxelles, si le besoin en est reconnu ultérieurement, que l'ingénieur a donné à l’aqueduc, entre le moulin Léonard et Ixelles, une section sufli.sante pour adjoindre aux sources du Hain celles delà Dyle, dont la chute de 10 mètres, près du moulin I.éonard, ferait mouvoir une turbine; celle-ci remplacerait la machine à vapeur de dix chevaux à établir d'abord en ce point, pour relever les sources inférieures du Hain,
Iæs dépenses auxquelles donnera lieu l’exécution complète du projet adopté peuvent se diviser en trois parties distinctes :
APPKNDirE. — NOTE G.
1,11 ptrmi^n' rnialivo aux travaux de dérivation des sources;
I.a (leiixiéiiie n-lative aux travaux de lu (lislrnnilion intérieure ;
l,a troisième comprenant les frais de personnel, etc.
I,a première partie se subdivise elle-même :
bn frais d'acquisition des sourc(^s; cette dé[M>nse sera de. . . . 20,0(10 fr.
bu indemnités à payer aux usines et aux communes 1,000,000
lùi indemnités aux propriétaires du sol traversé par les aqueducs et siphons, et pour achat de terrains occupés par les réservoirs, pont-a(|ueduc, etc.; la dépense est évaluée à 230,000
Kn frais d'établissenientdes travaux, ahstraclion faite de la machine à vapeur (') 2,lti0,00t)
bu frais détablisstmient de la machine é vapeur et capital représentant les dépenses annuelles (pi'elle occasionnera 21(J,000
ToTAI. ù reporter 3,(i20,000 fr.
(•) Voici qiiolqui“t iliHails intércs<ianLs sur le prix «le rovienl «le Taqueduc principal de 1"“ tO «le larai'ur sur t“7H «le leiuteur sous cli'f; la prcsi|ue tolalit«': «le ccl a«iuedu«' est creastie en lunnel à une proreiiileur «le t niMres à iCI mètres sous le sol Hl a été a«ljuaé |>our la somme «la 9SO.OOO fr. ; !«.• pont-aqueiluc entr<« dans ce diilTrc pour une soimnu «le KO, 000 fr. Les prix n«« pnrai.ss<'iil pas avoir été suflisamuieiit él«'vés, car l’adjudicataire s'est ruiné dans ccUc entreprise.
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