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aanurilr«que la marrlie ri l'ee.
Irrlirs de re> Biarlii ae» etifeai.
Besançon. . . .
Dijon
Projel tfe 4e AlMe».
Je lennincrai cette note par quelques déloils relatifs k la fourniture d'eau de Nîmes, fourniture dont les projets ne sont pas encore terminés, et au sujet desquels un ingénieur habile, .M. Dombre, veut bien m'adresser les nuiseignements suivants.
(•) Pour i|uo ces prix caiiiparalifs présenlasicnl des nolions tout à fait jusli-s à l'esprit , il faudrait, après y avoir fait entrer, comme il est dit dans la colonne d' observation», le capital do» dépense» annuelles que la marche et l'entretien des machines exigent , diviser le» résultats par la quantité de litre» distribués.
(’) O chiffre correspond au plus bas ctiago Je la source ; Ja quautité de litres par habitant est en général do 300 i 400 litres.
APPENDICE. — NOTE C
La ville «le Mmes ii est alimentée, dans ce moment, que par les eaux de la source qui jaillit dans ses murs, au pied du coteau de la tour Magne. Cette source, d'un produit InVvariable, et qui débite jusqu'à 12 métrés cubes )iar seconde, après les grandes pluies d'automne, décroît Irès-rapidcmeiit en été et ne débile généralement plus que 20 à 2.') litres par seconde à la lin du mois d'aoiU (en 1822 le débit est même descendu à 8‘"-5 par seconde}.
Elle alimente, jicndaut huit mois de l'année, soixante bornes-fontaines et cinq grands lavoirs publics; mais pendant les quatre mois ü'élé les fontaines ne coulent qu en partie, trois des lavoirs ne reçoivent plus d'eau et les deux autres ne présentent qu'une eau iasuffisaïUe et d une s<dcté repoussante, l n état de choses aussi fâcheux, au point de vue de la salubrité publique, a éU';, en outre, Irt’s-préjudiciable au développement de l’industrie locale, qui a pour objet la fabrication, lu teinture ou l'impression, des tissus de laine et du soie; et plusieurs industriels ont été dans la nécessité de transporter leurs ateliers de fabrication dans les villes voisines. Aussi, depuis plus d'un siècle, l'administration municipale est-elle préo<‘oupée de l'idée d'y amener de nouvelles eaux.
La ville de Mmes est disposée en amphithéâtre et à une cote moyenne de 48 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. I.a source qui l'alimente dans ce moment est à la cote 51 mètres, et il suffit pour établir un service régulier de distribution d'amener les eaux à la cote fiO mètres.
La ville a une population de 55,000 habitants, et, par conséquent, une fourniture de üOO pouces (12,1X10 mètres cubes par vingt-quatre heures) serait suffisante pour assurer les services publics et pourvoir largement à tous les usjtgcs domestiques et industriels.
Les seuls projets sérieux étudiés pour rapprovi.sionnemcnl de Nîmes ont eu pour objet d'y dériver les eaux du Gardon, ou bien colles de la source d'Eure, qui y étaient amenées autrefois par les Itomains, au moyen de raqucduc dupont du (lard.
Les eaux du Gardon peuvent y arriver par une dérivation à ptmle naturelle. M. l'ingénieur Perrier a étudié le projet de cette dérivation en 18Ü0. On peut les y conduire en les puisant dans la partie inférieure de la rivièn', au point où le cours est le plus rapproché de la ville, et en les élevant jsir des moyens mécaniques.
1X.M1X projets sérieux ont été étudiés sur cette base. Dans l'un et l'autre on siij)posait l'uncieii aqueduc romain reconstruit entre Mmes cl les abords du point où il traverse le Gardon sur le |>ont du Gard ; mais, dans l'iin, les eaux de la rivièn: étaient élevées par des machines à vapeur, et dans l'autre par des machines hydrauliques (projet de M. Teissier).
La reconslructiou complète de raucicii aqueduc romain et la reprise des
HISTOIRE DES IDNTAINES PlTtUOTES DE DIJON.
eaux des î^jurces d'Kure qu il a amenées à Mmes pendant plusieurs sièeles, con- .slituenl, suivant M. iJombre, le mode d'appno'isionnemenl le plus simple, le plus (‘coiiüiuique, et le seul qui puisse assurer une fourniture r»>f;uliêre en eau fraiclieet limpide et d'une qualité irréprochable, tant pour les usages industriels que pour les usages domestiques.
Cet acjuedue avait une longueur de .‘lO kilomètres entre les sfjurces d Kure et .Mmes; au moyen de quebjuas souterrains de pv'u d étendue, cette longueur a pu être réduite à ii kilomètres. La section en est très-ronsidérable; la largeur est de 1“20 et la hauteur, sous clef, de 1“SÜ. i^i {vente de ra<}uedue primitif variait de (J”07 à par kilomètre, toutefois dans le projet de reconstruction, la ponte minimum a {»u être élevée à 0"10 par kilomètre.
Ia- montant de la dé(M-ns<î de reconstruction, y compris l'achat de la source princi|)alc qui est pos.sédée privativement, s'élève, d'après les soumissions et promes.ses de vente déposées dans les mains du main*, à la somme de i, iOll.IMMI fr.
Le débit de celte source est {vins que suflisant, car d’apn's les jaugeages faits en IH.'j.j par une commission d'ingé-nieurs des {voiits et cbaiissées, elle a donné :
Le 3 juillet 30,000 mètres cubes par vingt-quatre heures.
1^*21 août 22.000 — —
Le 23 septembre, 18,000 — —
Iji source est d'ailleurs dans des conditions d'aménagement tn'-s-vieieuses, |>ar suite d'une retenue dtisiiie, et plusieurs exp»Vienc<'s ont déjà démontré que le débit en serait considérablement augmenté, si Ion détruisait cette retenue qui n'exislail |ia.s du tem{isdes Itomains, puisque le radier de rni]ueduc esta i” .00 en contre-basdu niveau actuel de la source.
L’eau en est d'une très-grande pun-té. Llle ne contient par litrt! que 21 centigrammes de sel (carbonate ou bicarbonate de chaux;, et ne renferme aucune Iraa* de sulfate ou d'autres sels nuisibles à l'économie domestique ou aux usages industriels. Les énormes dé|)ôts calcaires laissés fvar ces eaux dans l'aqueduc ne {veuvent être attribués qu'à l'absence d'entretien, dans 1a longue période pendant laquelle elles ont coulé (quatre à cinq siècles).
Ut dérivation de CvtMJ pouctvs il'eau pris à celte source ne (veut d ailleurs causer aucun dommage {iiiblic {Kiur la localité, bien qu'il y ait quinze ou seize usines établies sur la rivière d'.\l/on, dans laquelle va se jeter la source; car ces usines sont ou des moulins à blé de ptni de valeur, et munis de moteurs si im- {varfaiLs qu'il suflirait du moindre (verb etionnement {loiir coiu{»euser la pcTte de force motrice résultant d'une dérivation de UDU pouces , ou bien des usines à soie qui n'exigent qu'un moteur tn'«-faible ^3 ou 1 chevaux au plus ), cl qui pourraient employer, san.s augmenter notablomenl leurs frais annuels, ime
APPENDICE — NOTE D
machine à vapeur, car elles ont chacune un grand gc'ni^rateur di* vapeur pour chaufler les bains dans lesijucls sont filés les cocons.
I.a riviènî d .Vizon est d ailleui's alimentée par un grand nombre d'autres sourœs, et, pendant dix mois de ranniie, le débit en est plus que suflisant pour le roulement des usines (|ui y sont établies.
M. Doinbre estime que ndte solution est la meilleure qu'on puisse adopter pour rapprovisioiuiement de Kîmes; telle est aussi l'opinion de M. le docteur Teissier, qui a consacré une partie de sa vio à l'examen de la question des eaux de .Mmes, et dont le dévouement et l'habileté sont bien connus des habilanLs de cette ville. Cependant l'administration municipale s'est mist;, depuis (pielques mois, eq rapport avw une compagnie qui propose de dériver , pour la l'ourniture de Nîmes, les eaux du Uhéne é partir de Valence; cette question est à l'étude, et ne tardera pas sans doute S reci-voir une solution.
riMmxc.
■M, ,\rago, au nom d'une commission s|Wa'iale compuiu-e deM.M. Gay-Lussar, Magendie et Uobiquel, s'exprime ainsi sur l'opération du (iltrage des eaux. « I, avantage d’une plus grande pureté dans l'eau des rivières considérées chi- « miquenumt, est bien ,plus que compensé par leur manque habituel de limpi- « dité; à chaque averse, les eaux torrentielles, jwndant leur course précipibV « se chargent de terre végétale, <le glaise, de graviers, de toutes sortes de détritus « qu'elles arrachent au sol, et l'ensemble de ces matièrcîs est entraîné péle-mèle • jusque dans le lit desrivière.s. Chacun doit comprendre maintenant pourquoi « les mariniers et même les ingénieurs appellent quelquefois les crues dc.t <i trouilles. »
I.es proportions de matières étrangèn's tenues en suspension dans l'eau pendant les crues, pendant les plus forts troubles, ne sont pas et ne devaient pas être les mêmes dans les différentes rivières. Dans la .Seine, lors des forts troubles, chaque litre d'eau tient en suspension un demi-gramme de matière .solide; dans le Rhône, la proportion s'élève jusqu'à un gramme par litre. Quel pourrait être, à la longue, l'effet de ces matières sur la santé ? I.a question, vivement controvorsé-e, a laissé les médecins divisés d'opinion. Je dois dire cependant que dans une thèsi^ soutenue à la Faculté de médecine par M. le docteur Guérard, ce médecin dtk-lare que les eaux troubles ne sont point malsaines; et il me paraît justiiier son opinion par des rai.sons très-plausibles. ,\u surplus, si elles ne peuvent porter atteinte à la santé, il est certainement trt's-désagréable
de boire des eaux ebnrgi'-e de limon, et l’on devait rhercher les moyens de leur rendre In liinpidiU'* désirable; pour parvenir à rebut, deux moyens ont été mis en usage, la clarification jmr le repos, et jiar le filtrage. ( Thèse soutenue par M. tiuérnrd.)
« r.i,ARiFir.ATlox DES EAEX PAR i.E REPOS. — De tous Ics moyens de rendre aux eaux leur limpidité altérée par la présence de matières terreuses tenues en suspension, celui qui se pn'*sente d’abonl h la pensée, et dont la réalisation semble, au premier a[M>rçu, n'olTrir presque aucune difficulté, est de les abandonner au repos durant un laps de temps assez long pour permettre nu limon de se rassembler au fond des vases ou des réservoirs.
« Mais quand on en vient à Texé-culion, on rencontre des obstacles qui, de prime abord, ne s’étaient pas oITerts h l’esprit. Ces obstacles résultent: l* du temps nécessaire A la formation du dépét; 2° de la niasse d’eaux à clarifier par ce procédé.
« Temps nécessaire à la formation du dépôt. — « On peut déduire des expériences « très-intéressantes et des calculs faits à Bordeaux par M. Leupedd, qu'après dix « jours de repos ab.solu, l’eau de la (îaronne, jirise en temps de crue ou de soii- « heme, UC serait pas encore revenue à sa linqiidilé naturelle. Au cominence- « ment, il e.st vrai, les plus grosses matières se précipitent tri-s-vite, mais les plus
• fines de.sccndent avec une lenteur désolante. »
« M. Terme a fait faire à Lyon, sur l'eau du Rhône très-chargée de matières limoneuses, des expériences semblables à celles que nous venons de citer , et il est arrivé aux résultats que voici : « Pour une limpidité approximative, ciii^ ou
• .«X jours siifii.sent ; mais ce n’est qu après neuf ou dixjours, que le liquide est « entièrement dépouillé de toute matière en suspension. »
« Etendue à donner aux bas.sins de clarification. — D’après ces expériences, on voit quelle étendue on serait obligé de donner aux huit ou dix bassim dans lesquels on recevrait les eaux destinées à l’alimentation d’une grande ville, pour leur laisser le temps de se clarifier par le repos.
■ On pourra objecter que les troubles ou crues subites ne sont jamais qu'accidentelles, et que bientôt les eaux reprennent naturellement leur transparence première, sans avoir besoin d ôlrc recueillies dans des bassins de clarification.
« Cette remarque, vraie pour certains cours dèau comme la Seine, mam{ue de justesse quand il s’agit du Rhône, par exemple, dont les eaux, A 1 inverse de celles des autres rivières, ne sont jamais plus abondantes et plus troubles que pendant les chaleurs dt? l'été, par suite de l'arrivée de celles de l'Arvc, torrent boueux formé par la fonte des neiges accumulées sur les flancs du Mont-Blanc.
« Altérabilité de T eau des bassins de clarification. — Ajoutez A cela que l'immobilité de ces grandes mas.ses d’eau, pendant huit à dixjours consécutifs.
APPENDICE. — NOTE 1
oombinéii avec» la chaleur et l’actiou de l'air, pourrait en amener promptement l'alliTation , par suite du développement des végétaux, dont la surface ne tiirderait pas à devenir le siège, et aussi de la putréfaction des insectes nombreux qui y tomberaient de l’atmosphère.
« Eaux qui ne se clari/icnl jamais entièrement par le repos. — Notons, d'ailleurs, qu il est des eaux que le repos le plus prolongé ne débarrasse jamais complétemciit des substances cpii en troublent la limpidité : telles sont les eaux blanches de Verscrilles, dont nous avons déjà parlé, et qui doivent leur teinte laiteuse à leur contact avec les couches de marne calcaire.
» Ainsi, en dernière analyse, disons, avec M. .\rago, que » le repos ne pour- <c rait pas être adopté comme méthwle définitive de clarification de l’eau des- « tinée à l'alimentation des grandes villes; a mais ajoutons avec lui. « 11 peut, « toutefois, être considéré comme un moyen de la débarrasser de tout ce qu’elle « renferme de plus lourd et de plus grossier. C’est sous ce point de vue seulement « que des bassins, que des r('»cipients de déjcùt ont été préconisés et établis en « .Vnglcterre et en France ('). »
O Théorie de la filtration. — La théorie de la filtration est des plus simples ; elle SC résume dans le mouvement du liquide, dont la limpidité est altérée, à travers des conduits assez fins pour arrêter les particules solides tenues en suspension, mais ne mettant point obstacle au passage du liquide lui-mème. »
Voici la double application que cette théorie a reçue dans les fournitures des villes d’Angleterre cl de France.
lai première, dite filtration artificielle, consiste faire passc'r reaii sous l'inlluence de pressions variables nu travers de couchr's de sable fin, gravier et cailloux, disposées suivant un certain ordre.
La seconde, dite filtration naturelle, consiste à faire passer l'eau d’une rivière il travers ses propres alluvions; cette eau filtrée se ras^mhle dans une galerie
(') Trois compagnies ilo tendres , Ncw-Itiver Company, F,a-sl-I.nndoii Company, Ilampsu-ad Cjjmpany, se contentent encore do faire déposer leurs eaux dans d'immenses réservoirs , ou n’en liltrcut qu’une très-faiblo partie. Nous n'insisterons pas sur ce modo imparfait d’obtenir la darifiration de.s eaux. Il doit être prochainement remplacé par l'opération du lillragc.
.\ Paris, trois réservoirs do dépét sont établis sur tes hauteurs do Chaillot; les machines à vapeur du quai do Billy y versent leurs eaux ; lé celles-ci se débarrassent des matière-s les plus grossières : leur clarification se termine, soit dans les établissements spéciaux appelés fontaines marchandes, soit chez les particuliers, au moyen de petites fontaines liltrantcs. Mais le filtrage domestique est mie russource bien incomplète , cl les appareils qu’il exige no sauraient d’ailleurs, à raison do leur haut prix de revient, se trouver entre les mains des classes pauvres. tl faut donc, autant que possible, que les eaux arrivent filtrées aux voies d’écoulement, et j’espère montrer tout à l’heure qu’il est moins difficile d’obtenir co résultat qu’on no le suppose généralemonl.
HISTOIRE DES FONTAINES l’UBUQüES DE DIJON.
creusfe A cPti-lM ilu milieu iiiAnie de ees alluvions. Je vais doiilier quelques exemples del'uii el l'aulre mode.
I» FIHralloM «rlllielellc.
Loiiflrcs. — l'oDipaijnic de Chdsea, M. Simpson, ingénieur. — La ligure 1 delà plimdie 2:3 ri-préseule une coupe Ü’im des filtres de celte compagnie, no Couche de sable très-fin; hb couche de sable el gravier; cc couches de coquillages ; d couche de gros gravier dans laquelle sont construits les drains circulaires ecec. Ces drains sont eu briques : ils ont trois pieds anglais (0“,!tl i) de diaifiètre extérieur, sur nue brique d'épaisseur. Le liltre ou fensemblc des couches repose sur un lit de glaise de 0”' 00 d'épaisseur. (La figure 2 donne sur une plus grande échelle la disposition el l’épaisseur des couches.) Des ventouses ont été ménagées pour l'évacuation de l'air intérieur. L'ondulation des cotichcs jiertiiet de mettre à sec une partie de la superficie pour en opérer le nelloieiiieiit, tout en hiissiint l'eau dans les creux des surfaces ondulées. Les joints des drains sont en partie faits en ciment, et en partie lais.sés ouverts ou sans ciment, pour la pénétration de feau dans l'iub'‘rieur. L’eau e.st admi.se à fune des extrémités du filtre pur neuf tuyaux ; elle frappe d'abord contre les planches courbes qui servent A modérer son action sur la couche aa, cl A l'étaler uniformément sur le filtre. lai compagnie de Clielsea possède deux filtres pareils. I.a longueur de chacun de ces filtres est de 210 pieds anglais, soit 75 mètres; et la largeur de 180, soit 55 mètres.
Cnmpmjnic de Souihuark. — Le système de filtrage adopté parla compagnie de Southwark comprend A la fois des réservoirs de dépôts [settUng réservoirs) et des filtres proprement dits. — L’eau séjourne dans les réservoirs de dépôts avant d'arriver, par un écoulement de superficie, sur les filtres (*). La figure 3 de la planche 23 représente une coupe des réservoirs de dépôts de la compagnie de Southwark; leur superficie totale est de 5 acres anglais, ou 3,100 mètres; leur profondeur de 13 pieds fi pouces anglais, ou 3” 905 j le fond de ces réservoirs présente une double inclinaison, descendant à un caniveau central demicirculaire coté b : il est construit en maçonnerie de briques cl ciment; son diamètre est de 0 pieds anglais, ou 1'° 815. — Lors]du nettoiement du réservoir, la vase déposée sur le fond est balayée dans le caniveau, puis entraînée au dehors par un courant d’eau artilicicl.
(•) La comiwignic Je CheLsea a également adoplé auJourJ'liui l'usage préparatoire des réservoirs de dépéis. Ces derniers sont au nombre de trois et présentent une superficie de 1 hectare 1/2.
Je ne reviendrai point sur les inconvénients qui résultent du séjournement prolongé de l’eaii dans cas vastes réservoirs, où, sous l'influence de l'action .solaire, la vie végétale cl la vie animale, so développant avec activité, allèrent profondémuiil la pureté initialo du liquide.
APPENDICE. — NOTE D
Quant aux filtres, ils sont construits de la ini'inc manière que ceux de la compagnie de Clielsea, que nous venons de décrire, cl sont au nombre de deux ; l'un a une superficie de 2,tKI0 mètres carrés, et l’autre de 7,84(1 mètres. I.a quantité d'eau filtrée, sous une charge variant de l”20 à l”3tl, est de 80 à dri,()00 mètres cubes par vingt-quatre heures (c’est-à-dire i mètres cubes par mètre carré et par jour). I.a composition des amehes de ces filtres est iitdiipiéc fig. 4, PI. 2d. l.'eau des résenoirs de dépôts 4, que l'on a toujours le soin de prendre à la superficie, est versée sur la surface des filtres C; puis, traversant ces derniers, elle pihiètre dans les grands drains circulaires en briques, d’où elle se rond clarifiée dans le puisard des machines à vapeur 1).
Compagnie de Ijimbeth, — EtailissemeiU de Thames Ditton; ingénieur, M. Simpson. — L’appareil de Thames Ditton se compose de ipiatre filtres, présentant une superficie totale de 2,tl00 mètres carrés. Leur niveau est inférieur à celui de la Tamise, dont les eaux se répandent sur les filtres en pa.ssant par une série de tuyaux en fonte munis chacun d’un robinet vanne.
Voici quelques détails sur le mode de construction de chacun de ces filtres. Sur le fond d’une excavation pratiipiée dans le sol a été construite une série de murs parallèles, sur lesquels reposent de fortes dalles en ardoise du pays de Galles; elles sont placées de champ et assez rapprochées pour que les cailloux superposés ne puissent passer dans l’intervalle libre laissé entre elles. — On voit ainsi qu’il existe, au-dessous du lit de filtration, un véritable réservoir de 1"30 de hauteur. l.a figure 5, PI. 23, donne la composition des couches filtrantes de l’appareil de Thames Ditton. Il fonctionne sous une charge moyenne de 2” 50, et produit en vingt-quatre heures 7,8.50 litn*s par mètre carré.
Le nettoiement du filtre a lieu trente-six fois par un; chaque opération nécessite l’emploi de vingt-cinq hommes, pendant cinq heures environ, et la quantité de sable enlevé est d’environ 1 centimètre de hauteur. Lorsque l’épaisseur de lu couche de sable fin est réduite de moitié (c'est-à-dire de 0“ 00 à 0' 45), on recharge la couche de manière à la ramener à su puissance primitive de 0" 00. Le sable enlevé est lavé à grande eau, et sert alors à recharger le filtn-.
Élablisscment de I orA ; ingénieur, AI. Simpson. — Ihnix machines de quarante chevaux chacune élèvent Tcau de la rivière dans deux bassins de dépôt de 75 mètres de longueur sur 50 mètres de largeur chacun, comme l'indique la figure 0, PL 23. Les eaux arrivent dans l'un et dans l’autre de ces bassins par les points E et E', au moyen de deux robinets-vannes A.4 , que l’on ouvre et ferme alternativement. On laisse rcpo.ser l’eau, et ensuite on la dirige sur les filtre.s ( fig. 7), en ouvrant successivement deux robinets-vannes placés en E, à 0™ 50 audessus du fond des bassins d’épuration , pour ne pas entraîner le limon et les dépôts, (’e limon peut être extrait des bassins d épuration par un trou O, placé
niSTOlRE DLS FOM'AmLS PIBUQUES DE DIJON.
au conlrn de chaque bassin, au point le plus bas du radier, et r(5uni par un tuyau à un puits b, qui lui-nn'me communique A la riyiAre an moyen d'un robinet vanne. Ces tuyau.x ont 0“ 30 di? diamètre. Le puits porte, vers sa |>artie supérieure, un orifice rectangulaire, qui sert de déversoir de siiperlicie aux bassins d épuration. Ixs eaux arrivent dans ces bassins par la partie suj>érieure au moyen de tuyaux de 0“ .'iO de diamètre.
Pour ne pas dégrader les talus, qui sont cependant jierrcyés, on fait couler les eaux sur un conduit en pierre de taille CE, qui se termine au fond |>ar une grande dalle. Cx;s bassins ont des talus intérieurs cl extérieurs inclinés a 1” 50 de biLse pour 1 mètre de hauteur. Ils sont perreyés en petits matériaux, et ont environ de fj à 7 mètres de profondeur. Le fond est réglé en pente faible dans tous les sens vers le œntre, afin que les eaux et le limon afiluent vers ce point O.
Les eaux encore louches des bassins dépuration peuvent ètn* dirigées au moyen du robinet vanne F, dans un quelconque des trois filtres E’, E', E"'. Ces bassins sont revêtus d’une couche de béton de 0" 30 environ. .\u centre et dans 1 axe longitudinal, existe un drain en briques do 22 pouces anglais {()“ 55 environ) de diamètre. Caî tuyau principal se raccorde avec de petits tuyaux en poterie, parallèles entre eux, diagonalement disposés et perrés de trous. Ces derniers eux-mêmes communiquent par leurs extrémités avec deux drains en poterie placx'-s, parallèlement aux drains centraux, .sur les bords des bassins.
Cet ensemble de tuyaux est recouvert par deux couches, l’une inférieure en gravier, de -I pieds anglais d'épaisseur; l'autre en sable fin, d'une épaisseur égale. Le gravier et le sable .sont probablement disposi% chacun en deux couches, de manière h graduer la finesse des matières depuis la bast' jus<iu'au sommet.
L’eau entre à la surface du sable fin (qui est disposé par petites vallées), au moyen île trois tulws en fonte (PI. 23, fig. 8), aboutissant dans des boites en bois, pour éviter raffouillemcnt du sable. En avant de ces boîtes, il existe des bondes de fond qui peuvent s'ouvrir ù volonté, vider rapidement l'eau et mettre le filtre à sec.
Les galeries inférieures en briques communiquent avec une galerie GG, qui va aboutir A un puits, d'où les machines les élèvent dans un réservoir supt' rieur placé A une distance de quelques centaines de mètres des filtres, et d'un niveau supérieur à celui des édifices les plus élevés de la ville. Des tuyaux verticaux en fonte communiquent avec les galeries en briques des filtres;' ils permettent le dégagement de l’air au moment de la mise en charge. Enfin des conduites en fonte, communiquant d’un côté avec le fond du filtre et de l'autre avec la rivière, et munies de robinets-vannes, donnent le moyen de vider à volonté les iiltre.s.
Etablmemenl de UuU. — Cet établissement se compose (PI. 23. fig. 0): l'd un
APPENDICE. — NOTE D
grand bassin de dép(U (Je .3()0 mètres environ de longueur et de 2ô mètres de largeur, terminé par deux demi-ecreles ;
2' IVnn bassin de GUration de même dirntutsion ;
3" D'une prise d'eau è la rivière qui permet, an moyen de vannes, de faire entrer l'eau soit dans l'un, soit dans l’autre de ces bassins;
\° De deux machines à vapeur à simple effet, de 1a force d(> soixante-a-in(| chevaux chacune, élevant les eaux è une hauteur de 100 ù 175 pieds anglais;
5” D'une tour contenant deux conduites en fonte, par l'une destjuelles l’eau monte d'un coté pour redescendre de l'autre, aliu d'alimenter la ville (').
I,e bassin de Gltrage se compose d'un rectangle de 300 mètres de longueur et de 25 mètres de largeur totale, terminé par deux demi-cercles avec talus à 1“50 de base pour 1 mètre de hauteur. Une couche(l’l. 23. Gg. 10) de i à 5 pieds anglais, dont la partie supérieure est en sable et la partie inférieure en gravier, recouvre une galerie centrale et des galeries transversales toutes |terméables. La hauteur de l’eau dans le bassin de Gltrage est de 1“ 10 ; elle peut aller A l^OO ou 1“ 40. La différence de niveau de l'(îau filtrée et de l’eau trouble n'était que de 1“ 45, le jour où .M. de Montricher, qui m’a donné les renseignements relatifs aux appareils de York et de IIull, a visité cet établissement. Des petits puits (Gg. 10) laissent communiquer 1a galerie inférieure avec l'air libre.
Le ûltre peut marcher environ deux mois sans être nettoyé ; il faut une journée de tnmte hommes pour fain? celle opération. On enlève une petite croûte de limon; quand ou a fait disparaître une wrtainc couche de sable, on la remplace par du sable nouveau, de manière à établir l’épaisseur primitive de 1a couche Gltrantc. Pondant qu'on nettoie le Gllrc, on donne à la ville dt‘ l'eau du ba.ssin de dépôt non Gllrée. Le sable est entièrement de niveau dans ces Gltres; il n’y a pas de vallées comme dans les autres Gllres.
La'populalion de Hull est de 100,000 Ames environ ; la quantité d'eau fournie étant de 200 litres par s(^coude, soit 172,280,000 litres par vingt-quatre heures, il en résulte qu’on distribue 172'" 80 par habitant.
Le système de clariGcation adopté pour les eaux de Hull démontre la possibilité d'opérer le Gltrage sur une très-grande échelle.
Ecosse. — Filtre de Paisley. — il, TIwin, ingénieur. — Dans les Gltres que nous venons de décrire, la clariGcation de l’eau .s'opère par .son pa.ssage spontané à travers les couches de sable. Ils sont appelés pour ccdle raison, par les ingé-
(') Ces espùce.s do châteaux d’eau , fort asités en Anglctcrro, ont pour objet de faire disparaliro ou du moias d’atténuer fortement la difliruUé qui résulte de rincrlie do la niasse d’eau contenue dan.s la conduite ascensionnelle. On les remplace aujourd'hui, avec avanlaRc cl moins lie dépense, par do grands réservoirs d’air. Voir, à ce sujet, les détails dans lesquels entre M. Dupuit (Traité de la conduite et de la dùtriiution deseaux].
IIISTOIKE DES l'O.NTAlNES PDBMQUES DE DIJOX.
nicurs anglais, fthers sdfactinij. tics derniers ont cherché à obtenir aussi des filtres se nettoyant cux-uièmes, ou fUlers self deansing. La descriptioi) du filtre de Paisley, construit par M. Thom, nous fera connaître le moyen imaginé par cet ingénieur pour obtenir le résultat cherché. Ce filtre a HW pieds anglais de longueur sur liO de largeur, c'est-à-dire une superficie de fifiO mètres carrés environ, laquelle est divisée en trois compartiments pouvant fonctionner séparéinent. Voici le mode do construction de l’appareil.
11 a été pratiqué une excavation de ü à H pieds anglais de profondeur (2" iO) ; des murs de revêtement l'environnent, et sur Ip fond a été appliquée unecqucho de terre glaise de Ü" 30 d'épaisseur, revêtue d un pavage cimenté ; des briques posées de champ recouvrent ce i)avage; Icprs rangs parallèles, qui laissent entre eux un intervalle libre de 0 millimètres, sont recouverts par une surface formée de tuiles plates perforées d'une infinité de petits trous d envirop 2 millimètres 1/2 de diamètre. Sur cette espèce d'éemnoire en tuiles plates se trouvent étalées six couches de gravii^r ayant chacune 2,'> millimètres d’épaisseur et dont la ténuité va croissant jusqu’à la couche supérieure, qui est composée do gravier très-fin ou de sable très-gros. Par-dessus ces six couches est une épaisseur de O'^-iü de sable très-fin et très-vif. Enfin une derpière couche de l.V centimètres de puissance, compos»>e d'un volume de charbon animpl, sur neuf volumes de sable vif et fin, complète ce filtre. M- Thom a rcmplaci' plus lard le charbon animal par le irap rock { en poudre ) provenant des collines qui dominent la ville de (îrcenock.
Les figures 1 1, 12et 13, PI. 23, représentent en plans et en coupes les dispositions générales <les filtres de Paisley. — A.V caniveau en pierre amenant l’eau nu filtre. — BB tuyaux verticaux en fonte ayant chacun deux orifices d'écoulement, l'un qui déverse Teau sur la superficie du filtre, l'autre qui introduit le liquide au-dessous des couches filtrantes; chacun de ces deux orifices est muni d'une vanne d'arrêt. — CGC passagtis de l'eau filtrée quittant l’appareil; ils sont également munis de vannes. — DD caniveaux conduisant Teau filtrée dans hi grand n'‘scrvoir E. — FF passages pour l'écoulement de l’eau pendant le nettoiement du filtre. L’opération du nettoiement a lieu en formant les orifices des tuyaux BB qui déversent l’eau sur la superficie et, en ouvrant les vannes, qui admettent l'eau au-dessous des couches filtrantes. L;s vannes d(» |)assages CE sont fermées et celles des passages FF ouvertes. L'eau bouillonne à travers les eouches de gravier et de sidde, en pas.sant de bas en haut, l&s remue profondément et s'écoule par les orifices F, emportant les impuretés déposées dans les interstices du sable. Lorsque cette eau sort pure et limpide, l’opération est finie, — tiO caniveau par lequel s’écoule le liquide chargé d'impuretés.
Outre ce moyen de nettoiement employé une fois par mois, on enlève, av(s;
APPENDICE. — NOTE 1)
de liirges plnnchrs munies d'un manche, une épaisseur de sable de 1 centimètre. Le filtre n’est rechargé de sable (pi’une ou deux fois pur an; deux hommes en une demi-journée suflisent pour l'enlèvement du wihle, cl aussi pour m harger le liltre. Ou compte environ cinquante journées d hommes employés à ce travail dans le courant de rannée, et la quantité d(! sable chargé dans le nif-rne temps est en moyenne de ISO mètres cubes.
I.a quantité d'eau filtrée ]>ar vingt-ejuatre hbiires est en movenne de l(Mi,(i82 pieils anglais, soit 3,019 mètres cubes, soit environ l,.ô00 litres par mètnî carré pour vingt-quatre heures. Le coi\t de cet appareil a été un peu moins de üOO livres sterl., soit 15,000 fr.
Les eaux , avant de s’écouler sur le filtre, s<'journent dans deux réservoirs <le dépôt, pour laisser le limon se précipiter avant la filtration; l'un de ces ré.servoirs a Ifi hectares de su|K'rficie sur 9 mètres tic profonileur, l'antre 2 hectares sur même profondeur.
Glasijmr, Gorbaix ijravilaiioii water Company. — Les ré.servoirs et filtres ont été établis en 1819 sur la rive gauche de la Llyde, pour alimenter le côté sud de Glasgow. Les eaux qui proviennent des collines rocheuses dominant cette ville sont d'abord recueillies dans deux vastes bassins de dépôt, dont 1a capacité s'élève à environ 1,100,000 mètres crubes.
Les lillres, au nombre de trois, sont disposés en gradins, le plus élevé recevant son eau dt^s réservoirs de dépôt, puis la déversant sur le deuxième liltre, lequel à son tour répand le liquide sur le troisième ; de ce dernier l’eau retombe eu cascade dans un vaste bassin d'eau filtrée, eu absorbanl dans sa chute un notable volume d’air atmosphérique. Ce bassin est situé à une hauteur suffisaiite pour alimenter les maisons à tous les étages.
l.es couches de cailloux, de gravier et de sable, au lieu d’être superposées comme dans les filtres ordinain*Si sont séparées et placées dans les trois bassins voisins; ainsi le principe de ces filtres consiste dans 1a séparation de ces trois éléments.
Ii4! nettoyage a lieu, comme dans l'appareil de Paisley, nu moyen de l’inlroduction d'une niasse d’eau sous les couches filtrantes, laquelle masse surgit en bouillonnant à travers le gravier et le sable, et entraîne en .s'écoulant les impuretés déposées entre les interstices. L'ne fois par mois environ on enlève une couche de sable d’à peu près 1 centimètre d’épaisseur.
Filucx tie Alarscillc. — Ces filtres sont couverts ; If bassin de filtrage se compose de deux parties :
HISTOIKE DES FONTAINES PUBUQDF-S DE DIJON
:i(iS
La suporficic de l'une esL . . . . 1,^00 mètres.
('.elle <le l'autre 4,0ÜÜ.
Totai. . 8, son nuMres pour la super-
ticie filtrante. Ils produisent moyennement un litre et demi |vir seconde par 10 mètres carré.s, soit 13 mètres cubes par vingt-quatre heures et par mètre. I.épaisseur du lit de filtration i.'st de 0” 80, savoir :
Sable très-fm de Montrednn 0” 30
Salde moyen de Goudes 0 08
Gros sable de Rion 0 18
Petit gravier du Prado 0 12
Pierres coneassées passant par un anneau de 0'“0(1. 0 12
Total 0“ 80
Cette couche est supportée par des voûtes en moellons traversi'-es pardes tuyaux en poterie de O" 0 1 de diamètre. C'est par œs orifices que les eaux filtrées tombent dans le réservoir inl’éricur ; c'est aussi par leur moyen que sétablit le courant ascensionnel dont Je vais parler.
Le nettoiement de ces filtres s'elTectue tous les huit ou dix jours, suivant que lie* eaux de la Durance ont été plus ou moins chargées dans cette pt-riode. On a établi sur le parcours du canal, en amont des filtres, trois ou quatre grands bassins d épuration oii les eaux déposent la plus grande partie de leur limon; les (îaiix de la Durance sont parfois tellement troubles, que sans cette pn;caution les filtres seraient engorgés, en cinq ou six heures, à un point tel, que le nettoiement par un courant dirigé de bas en haut ne serait plus praticable.
Les filtres pourraient fonctionner plus de huit ou dix jours, car au bout de ce temps ils fournissent encore plus de 0'“13 par seconde et par mètre carré de surface, produit réclamé par les besoins de la distribution : mais l'expérience a démontré que le nettoiement est d'autant plus facile que la couche de vase si'journe moins longtemps sur le sable. Lu charge sur les filtres est variable; elle est d'abord très-faible au commencement de l’opération, 0"4ü; mais on l'augmente successivement au fur et à mesure que les filtres s’engorgent, et elle est d’environ 0” 80 à 1 mètre à la fin de l'opération.
Four que le nettoiement s’opère complètement par un courant de bas en haut, il faut que le filtre débite dans ce sens Ü'“-3Ü A U'"- 3.') par seconde et par mètre carré. Ce ilébit exige une sous-pression d'environ 0" CO de hauteur d'eau. Alors le limon est déblayé et emporté rapidement dans les canaux de décharge. Four protéger lu surface du filtre contre les ravinements pendant le lavage, on a soin
appendice. — NOTE D.
<1p disposnr les lieinc de manière à innintonir mie Irniiclie d eau de (r 10 dY*paisseiir sur la surlaee du sable.
i.ursqiie le volume d'eau arrivant de bas eu haut est, comme il a <^lé dit cidessus. de 0“' 30 A 0“‘ !J5 par seconde et par mAtrc carrA, le sable est parfaitement nettoyA dans quatre ou cinq heures nu plus. La tranche d'eau qu on y maintient le garantit si complètement , qu'on ne s’est pas aperçu, après un an de si'rvice, que le niveau primitif du sable se soit abaiss»'*. Mais si le volume d eau. arrivant (il- bas en haut, est réduit A 0'"- 20 par seconde et par mètre carni, on est obligé de favoriser renlèvemeiil du limon en le remuant par les moyens déjA décrits dans les tiltres anglais.
Lors(pi’après le nettoiement ou remet l'eau sur ces filtres, elle consen’e une teinte ocreuse pendant les premières heures; le courant de bus en haut a-t-il déposé dans le filtre, pemlanl la durée de l'opération, une légère couche de limon? ou bien encore le sable soulevé par la sous-|)ression’ présente -Hl A l'eau des conduiLs plus largt's (pi'après son tassement pur une action en sens inverse? Quoi (pi'il en soit, mais au bout de huit A dix heures au plus, l'eau est redevenue très-limpide.
Kn résumé, on peut déduire de celle description des principaux filtres d' .Angleterre et de France les faits suivants :
I * En ce qui cmicemr In com/iositinn des filires. — Ils présentent deux couches principales: l une inférieure en gravier, servant de siqtport au filtre; l'autre en sable fin, formant le filtre proprement dit. Ifépaisseurde la première varie entre tr 30 cl fl"00, celle de la seconde entre 0" (iO et 0" !M).
2" En ce qui concerne les eaux liltrées. — Elles sont recueillies, A l'exception du mode suivi dans les filtres de Faisley et de Thames Ditton, par un système de tuyaux de drainage généralement pos«^ comme il suit: l’im central, <lans le sauts de la longueur du filtre, les autres à peu pri's normaux A ce dernier et se raccordant avec lui; je crois le premier mode préférable ; eu efTcl, l’eau liltrét* doit éprouver moins de difficulté A descendre directement dans le réservoir inférieur qu’A pé-nétrer dans les drains.
3" ce qui concerne le débit des filtres. — Il varie entre S”'' et 13"'' par mètre carré et par vingt-quatre heures, ainsi «jii’il résulte du tableau ci-contre :
HISTOIRE l)l« 1X)NTAI\ES PDBMQIJES l»F. DIJON.
DfiSlGNATION
üCPRIlFinR
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PII.THÈ1!
ER VUMtr-OfATRE B> CRU
1 D'tiHtJRB,
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On n<> ptnit déduire de ces données aucune loi générale, attendu que la nature et l'épaisseur des sables de nitration ne .sont point comparables, que les charges .sont variables, que les eaux arrivent aux ajqiareils à des degrés ditTérenls de limpidité. J'ai cherché par 4les expériences précises à déterminer les lois de récoulemeni de l'eau ù travei-s les filtres; j’en présenterai les rt'SultatsA la lin de cette note, (ies expériences démontrent positivement (‘) i|ue le voluimd'eau qui pusse à travers une couche, de sable d'une nature donnée est proportionnel h la pression et en raison inverse de l'épaisseur des couches traversées; ainsi, en appelant s la superficie d'un filtre, /• un coefficient dépendant de la nature du sable, e l’épaisseur de la couche de s<»ble, 1’ — ll„ lu pression sous la couche filtrante, P-f- Il la pression atmos[ihérique augmentée de la hauteur d’eau sur le filtre; on a pour h; débit de ce dernier (j = -^ [H-(- e-t- H„], ks
qui se réduit à Q = — [ H -1- c] quand 11„ = o ou quand la pres.sioii sous le filtre est égale au poids de f atmosphère.
1“ En ce qui fimrhc le neltnijmjc def filtres. — Il suffit, pour l’obtenir, d'enlever une épaisseur de sable égale à t ou 2 centimètres; l’expérience apprend. en elfet, qu’après le passage d une grande quantité d eau, très-cliargée de matières étrangères en suspension, nu travers d’une couche de sable, ces matièn*s, quelque ténues qu elles soient, ne pénètrent d’une façon notable qu'à i centimètres au maximum au-dessous de la surface de cette couche, et (lu à 15 centimètres de cette même surface, il est impossible de découvrir la moindre souillure de ce sable.
Ile là dérivent deux conséquences: 1° l’iiiutililt‘ de donner à la couche de sable
C) J'avais d<gà entrevu ce l'uricux résutlal dans mes reelicr< li(4S sur t’écoulemenl de l'eau dans les tuyaux de conduite de Irés-failile rliamètre, loru|ue la vitesse do l'eau ne défasse pas 10 à 11 ci'iitimÈtros par seconde.
APPENDICE. — NOTE D
plus de 0”20 dV'paisw'ur, poiin ii tpi on ail soin d'en renouveler en leinps mile lu surface: 2’ la possibiliUl de réduire la œiiche support A quelques centimètres.
•\ussi M. Sagev, ingénieur des mines, qui vient d'obtenir A l Exposition universelle une niédaille d'or pour l'application d(; procédés ingénieux A la ventilation des maisons centrales, m’a dit avoir établi aucliAtcau deSpoir, pri*s de r.liartrcs, un lillrc qui fonctionne très-bien, et dont l'épaisseur totale est de
ü" 18, savoir : rouebe support 0“ 08
Couche fdlranle 0 10
Total OIS
Iæs eaux, il est vrai, ne sont pas Irès-chargées de limon.
Pour motiver l'épaisseur extraordinaire de la couche support, (juebpies ingénieurs anglais prétendent (pie le lillrage par le sable nVsl pas seulement une opération m('>cani(iue ; que clnupie grain de sable, plongé dans une eau tenant de l'air en dissolution, y demeure enveloppé d'une yietile courbe de cetair ln*s-chargé d'oxygène; que, par suite, les ('aux renfermani des détritus organiques voient, dans leur mouvement A travers h(s couches d(> sable et de gravier, ces détritus se d('‘composer dans leurs jiroduits gazeux, oxygène, acide carbonique, azote. Tel est le principe qui a présidé A l'établissement du liltre de tîlasgow. (Gorhalf: ijrai'itation, U'afer comjmnii.)
Sans vouloir contester celte théorie, je crois pouvoir douter de son efficacité pratique, en eonstalanl, d'une part, que les eaux conservent leur odeur marécageuse même apW's avoir parcouru de longues distances A travers des bancs de gravier, et me référant d autre part aux résultats de l'cnquéle anglaise sur les eaux de Londres, dans laquelle il a été établi que les filtres , bien suflisants pour rendre aux eaux leur limpidité, en les dépouillant des niatièn-s (ju'elles tiennent en suspen.sion, n'ont point d'action sur les principes ((u’elles tiennent en dissolution. Je crois donc peu A TelTicacité chimi(|uc du liltre de Cla.sgow et A celle de l'épaisseur de la couche de sable support.
L'emploi du charbon S(»rait le stnil mode auquel on pourrait recourir pour dépouiller les eaux des gaz odorants (pTelles peuvent tenir en dissolution ; mais ce moyen est-il applicable A de grandes masses d'eau ? La solution de cette question se trouve dans la thiése de M. le docteur Iluérard, document que j'ai déjA eu l'occasion de citer plusieurs fois.
a FiltratioH ait charbon. — Avant de traiter de l'emploi du charbon dans la filtration en grand, nous pourrions nous demander ; Une semblable fihration existe- i-ellc'l est-elle praticable? Cette question paraîtra plus (jue singulière, alors (|uc, depuis un demi-siècle, un grand établi.sscmcnl fonctionne A Paris,
msToma »k.s iwrAiMis publiques de uijon.
sinis los yeiu (le l'Adminisfration, avec l'approbalion de plusieurs sociétés savantes, et que l'on y fait grand bruit de l'application, î\ la j>urilicatioii de beau de la Seine, des dc^'ouvcrtés de Lowitz, de Bertbollet, de Saussure, etc., qui, comme unie sait, ont fait connaître les propriétés décolorantes et désinfectantes du charbon. La question, avons-nous dit, paraîtra singulière, et, cependant, il faut se résigner à accepter la réponse, qui est imjative, et à reconnaître avec M. Soubi'iran, (pi'»/ n’cx/.stc point de filtre à rharbnn proprement dit, car la dépense <niil occasionnerait serait telle, que l'eau ne pourrait être livrée qu’à un prix très-élevé ('). IbUons-nous d'ajouter que nous ne prétendons nnlleinent incriminer la bonne foi des inventeurs du procédé mis en pratique à r(>tablissement du quai des Lélestins. Ils se sont laissf; abuser par une illusion qui ne peut plus être parlagi'c par les savants. Nous emprunterons les principau.x arguments (b; la discussion à laquelle nous allons nous livrer à un rapport rédigé par .M. (iaultier de Claubry, membre avec MM. 11. Hoyer-Collard et Donné d Une commission chargée par la compagnie du filtrage l'onvielle de se livrer à di'S recli(!rcb((s sur l'utilité de l'emploi du charhon pour le jillraifc en qrand des eaux destinées aux usages domestiques (*). Il résulte dos (\x[M'(rienc((S de la Commission ([ue lepouvoircb'sinfcctant du charbon s'cxcria; dans des limites plus rapprochées ipi'on ne le croit généralement. .Ainsi, suivant que beau à désinfecter est trèsfétide ou .seulement peu odorante, le poids du charbon a employer variera de l/l.')Oà l/()00 de celui de beau : « Si nous admettons pour limite extn'me ([u'un K Lilugraiume de charbon peut dépurer complètement l,tKK) litres ou 10 hec- « tolilres d'eau à peine odorante, nous aurons fait une part tri's-large à cette « action (').»
« Si nous applii[uons cette évaluation aux appareils de liltragc, nous arrivons à des cliilTres qui mettent en (•vidence 1 impossibilité de l'application du charbon à la clarification des eaux sur une grande échelle. La ville de Paris dépense anjoiirdhui un volume d’eau supérieur à 300 [Miuces de fontainkr, soit (100,000 hectolitres. Supposons que la portion d'eau vendue par les compagnies (pii emploient des filtres au charbon soit é'gale à 1a soixantième partie de (*ttc (pianiité, le chilïre de cette fraction s'i’dèvera encore à 10,000 hectolitres, (jui m'-eessiteronl l'emploi de 1,000 kilogrammes de charbon, c'est-à-dire une dépense ([uotidienne de 300 francs environ (*J. Lette dépense pourra être recouvrée
(') Hutletin deCAcad. deméd., l. VI, |<. 447.
(•) Annales d hygiène jiubliqui et demédeeine légale, l. XXVI, (>, 3S1.
P) Aoc. cit., |i. 392.
(♦) En ce moinont, le noir ifos en grains ou on poudre sc v(;nd, à Paris, chez les marchands on gros, 35 fr. les 100 kilogr. — Nous faisons une déductioa approiimalivc pour arriver au prix de fabrique.
APPENDICE. --N< mi D.
en partie, il est vrai, par le «‘emploi du charbon après épuration, mais elle sera toujours beaucoup troji considérable pour (|u'on n'admette pas à priori l opinion émise par M. Gaultier de Claubry, «que dans les filtres montés au charbon, « soit dans les grands établissements, soit dans les fontaines domesticpies, la « proportion de charbon employée n'a aucun rapport avec la masse d'eau (pi'il « s'agit de dépurer, et que, si ce corps exerce dans les premiers instants une « action désinfectante, il n’agit bientôt plus que comme matièn.' liltrante {’). »
« Nous ne devons pas omettre de consigner ici le fait important signalé, dans son rapport, par M. Gaultier de Glaubrj', de l'absorption d'une parti<? de l'air tenue en dissolution dans l'eau, par le seul contact de ce liquide avec le charbon. Ce serait lù un inconvénient de l'emjjloi de ce corps comme agent de filtration.
• Quoi qu'il en soit, les filto's de l'établissement du quai des Célestins contiennent de la braise de boulanger, dont les pouvoirs désinfectant et décolorant sont inférieurs A ceux du noir d'os', il paraît qu’on lave ces filtres six à sept fois par mois, et qu’on se borne à soumettre le charbon à Varration pendant quelques jours, pratiques insuflisantes pour enlever la portion notable de principes organiques dont ce corps absorbant s’est pénétn;, et lui rendre ses propriétés premières. »
Il résulte de celte discussion qu’on ne peut songer A l'emploi du charbon [lour la purilicalion des grandes masses d'eau.
J'arrive maintenant aux prix d installation et dentrctien des filtres chargé's seulement de dépouiller l'e.au des matières en susp’iision qu elle i>eul renfermer.
Prix d'inslallalion et entretien des /iltres. — J'ai puisé ces doiimies dans l'enquête ouverte en 1850 devant une commission spéciale de 1a Chambre des communes au sujet delà question des eaux de Londres.
. l,es deux grandes compagnies, hast London et New Hiver, se disposent A établir des appareils de filtration suivant le système de M. Simpson, filtre de Tbames Ditlon ; l'une et l'autre ont présenté l'estimation des dépenses qu'elles auront A faire en capital et en entretien. Voici l'extrait du document priVàté en
qui concerne la première compagnie.
East London company M. Wicksieed, inyénieur{'), — Prix d'établissement de filtres devant s'étendre sur une surface de 2 hectares 10 centiares , cl disposés pour filtrer 10,000 mètres cubes en vingt-quatre heures, 787,50tJ fr., en y comprenant rinslallation des machines nécc-ssaires pour élever l'eau sur les fdlres.
(•) Loe. cil., p. 392.
(•) .Minuta of eviddKc taken btfore ilie select Commillet on the melisi/njlis tcaltr liiU(ve" 11,356 à 11,356).
mSl'OlHK DES EONTAINE.S PCBUf.H ES DE DIJON.
Irais annuels d enlrelicn relatifs k la main-d'œuvre, au sahli', et A toutes les
matières premièri's mVessaires lo.OtMl fr.
lÀplüilation des inaetiines . . . lô.lXlO
Intérêts à 10 pour ü/ü du capital d'installation.. SO.OOO
népmise totale annuelle . . . . llO.OOOfr.
I.e nombre des mètres cubes à liltrer aniiuclleiuent étant de 15,000,000, le prix de revient de la filtration de 1,000 mètn^s eulws est di' K fr.environ, ou de 2 fr. si Ion ne fait pas entrer en ligne les intérêts du capital d'installalioin').
1 ajouterai, d'après >1. Simpson, que rentretien et l'exploitation di« filtres de t.belsea reviennent à 75 fr. par jour pour 22,000 mètres eubesd'i’au (iltrt'e; cl que, d après M. (Juick, les frais d exploitation <les filtres de Soulbwark et Aauxliall s'élèvent par an à 20,S00 fr. pour une filtration de tl,S2H,000 mètres eiilws. Ainsi, on a pour la dépeu.se par 1,000 mètres cubes d eau filtrée (intérêt du cajiilal de premier établissement non compris/ :
Clielsea 3 7.5
Soiithwark et VauxbnII. 2 75
Tes filtres, déjA anciens, doivent être en elTet moins bien disposés que ceux que 1 on ('xéculerail aujourd'hui.
ll«4linrACIon« A iBirodiilrr Im flltrm.
(Ju'il me soit maintenant permis d'indiquer le moyen d'augmimter notablement le débit des filtres pour une surface donnée, et, par conséquent, de faciliter I l'iablissemcnl de ces appareils qui,jusqu'A ce jour, ont exigé des einplacemenls tellement considérables, que le choix seul de ces derniers nelait pas une des moindres difficultés [irésentécs par le filtrage en grand.
ün a vu que les ingénieurs anglais songeaient seulement à recbarger leurs filtres lorsque, par l'enlèvement successif des parties souillées, l'épaisseur de la couche filtrante est réduite A 0" 30 ou 0“ iO, bien suffisante pour obtenir une eau limpide ; on a vu également que la couche de sable lin des filtres de .Marseille était seulement de(r30;on a vu enfin qucM. Sagey avaitrédiiil celte dernièreà 0" 1 0. Ouant A la eouche support, en la dépouillant de la propriété cbiinique que les ingénieurs anglais lui supposent, et qui dans tous l(‘s cas, j’en ai du moins la
(') Ift prix total île rovieiil iK- la filtration il’nn mètre nifio est de O.OéS. Le> coinpa-
gnii» dis fontaines marchandes do Pans sont payées aujourd'hui à 0 fr. 06 c. par mètre cube : dans l'orisinc , elles exigeaient 0 fr. 15 c., et cependant le.s eaux leur sont touUis livrées à la hauteur iiécussairc au jeu de leurs appareils.
APPENmCE. — NOTF. D.
convirlioii, n’a aucun inlérAl pratique, ou peut évitieimnenl la rf^duins A quelques centimètres. M. Sai?e v lui a donné seulement 0“0S dans s(ui (litre de Spoir.
Or, une réduction notable dans l'épaisseur de ces deux couches l'axorisera singulièrement d abord l'accroissement de débit du (iltre d après la loi expérimentale que nous avons citée; de plus, le produit éUnt proportionnel à la charge, on trouvera dans rauginentation de cette dernière un nouveau moven d'arriver au but propost':.
Kn ce qui concerne raccroissement de charçc, on peut l’obtenir jiar deux moyens ;
1“ l’ar une plus grande hauteur d eau versée sur le filtre.
2“ l’ar une diminution de pression sous le filtre; ce mode, s’il ne prés<>ntail pas certains inconvénients pratiques sur lesquels je m'explicpierai tout A l’heure, pourrait étroem|)loyé concurremment avec le précédent et permettrait de réduire notablement les hauteurs dr's murs il’enceinte du (iltre; voici comment il peut être réalisé. On placerait sous le filtre un réservoir analogue A celui de Thames l)itton;on introduirait dans ce n'servoir l'cmbouclinre d’iin tuyau d uii diamètre suflisnnt pour débiter font le produit du filtre; ce tuyau descmulrail verticalement de ,'> à (1 mètres dans un large puits- maçonné, pluw A coté du filtre, et son extrémité recourbée serait munie d un robinet vanne que I on manomvrerait an moyen d'une tige taruudi’>e Hans le même puits serait dis|>osé le tuyau élévatoire des machines chargées d’envoyer l'tani filtrée A sa destination. Maiif avant de faire fonctionner ces dernières, une précaution doit être prise.
Il faut expulst'r l'air renfermé dans le rési-rvoir du filtre, en remplissant d’eau ce réservoir ainsi que le tuyau qui descend an puisard des machines. On obtiendra ce résultat en faisant arriver l’eau sur le filtre par un courant ascensionnel, au moyen d’une communication établie entre la machine chargée d'alimenter le filtre et le tuyau qui conduit les eaux filtrées au puisard. Celte conduite, dont on aura pnlalablement fermé le robinet inférieur, se remplira ilonc; l'air du réservoir séchappera en môme temps par un tuyau ventouse, convenablement disposé, et lorsque ce réservoir sera plein d'eau et que cette dernière s’échappera, sans mélange d’air, par la ventouse, on fermera le robinet de cette dernière, ainsi que celui de la communication préciUhî, on ouvrira celui de la conduite qui alimente le puisard, A dessein rempli d’eau, et l'on fera agir les niacliinesélévaloires.
L'eau s’abaissera dans le puits tandis (pi'elle sera retenue dans le tuyau central par la pression atmosphérique; et si la différence de niveau entre l'eau dans le puits et le dessous du filtre où la partie supérieure de son réservoir est IL, la pn'ssion exercée sur la partie inférieure du filtre sera I’ — ü„; la pression supérieure étant P K -t-c. l'eau coulera en vertu de la charge P-f-11 -t-e — (P — H„) ou II IL -|-e, c’esl-A-dire en vertu de la différence entre les niveaux de leau
sur le liltre et dans le puits, en adinetlani toutefois qu'il n'y ait point d'air einrnagasiiié sous le, liltre, et que le tuyau central soit d'un assez grand diamètre pour que l'on puisse négliger, en présence de H-(-ll„-{-c, les frottements qui se produisent dons ce tuyau et la hauteur due à la vitesse du volume d’eau qu’il débite.
Il est évident, en effet, qu’il y a égalité entre le volume qui du liltre descend dans le réservoir inférieur et celui (jiii, par le tuyau central, se rend dans le [inisard des machines.
Pc cette égalité nécessaire on déduit aisi-ment le débit théorique du filtre.
Soit H la hauteur de leau ïpii recouvre le filtre;
la différence <le niveau existant entre le dessous du liltre et l’eau dans le [luisard ;
y l’épaisseur de la couche d'air qui existe entre le dessous du filtre et le niveau de l’eau dans le tuyau cmitral; f la force élastique de cet air ; s la surface du filtre;
A un coefficient dépendant du di'gré de perméabilité du sable; r le rayon du tuyau central , / sa longueur, a le coefficient de frottement ; ni le coefficient de contraction de l'eau é son entrée dans ce tuyau.
Nous pourrons poser les éipiations suivantes pour le volume (pii du filtre descend dans le réservoir inférieur, cl pour celui qui, par le tuyau central, arrive au réservoir des machines.
ks
Premier volume : 0 = — [ P -1- H + ® — f \-
Deuxième volume égal au premier :
Or, pour que r(''coulement puisse avoir lien par le tuyau central, il faut mVessairement ([ue /‘soit [dus grand que P — (II. — y). Sans celle condition, en effet, l eau ne pourrait sortir du tuyau central; soit donc /'= P — {11„ — y) -f a, a étant une quantité essentiellement positive ; en substituant celle valeur de /'dans les deux équations ci-dessus, elles deviennent
r-f-2ÿmW ■ *
d’où, en éliminant a, ügin’-'V
ikt ’ 2gm'ta-i-r
APPE.VDICE. — NOTE D,
On obtient une expression beaucoup plus simple pour cette valeur de Q, en aduicttant que la quantité a soit négligeable vis-à-vis U -t- U, -+- e — y; c» qui aura toujours lieu si l'on donne au tuyau central un diamètre sufiLsant et si d'ailleurs on rend y tri-s-petit, ce que l'on a toujours la possibilité de faire.
Dans l'hypothèse précitée, on n'a pus besoin, pour obtenir la valeur de 0, d'éliminer a de réquation (1) au moyen de l'équation (2), et l'on obtient iiumédiateiuent pour la valeur de Q, en négligeant « devant II -4- e — y
II, -HC-y]
ou encore, en prenant les dispositions néwssaires pour que y = 0.
ü = -[n4-ll„-4-cl <? *■
expression précédemment posée, à laquelle on arriverait encore , en développant en série le radical de l'équation générale et en introduisant les données résultant des hypothèses précédentes.
Il est facile, le filtre et le diamètre du tuyau central étant donnés, de déduire a de la combinaison dos équations l et 2 , et si nous reprenons l'hypothèsi; ofi a pourrait être négligé en présence de II -+- ll„ -(- e. On voit que la valeur a se déduirait très-aisément de l'équation 2 et serait
r+îgm'aJ
îÿin'Tr’r’
On peut s'assuriT que la valeur pn'H;é'dento de « ne serait que de 17 centimètres ]>oiir un filtre qui débiterait 1.5,000 mètres cubes par jour et dont le tuyau central offrirait la longueur de 10 mètres et le diamètre de 10 centimètres.
La pression sous le filtre étant inférieure à la' pression atmosphérique, une [lartic de l’air en dissolution dans l’eau se dégagera; le réservoir sous le filtre tendra donc peu à peu à se remplir d'air, qui s'échapperait péniblement à travers le sable mouillé du filtre; la présence de cet air siîra facilement accusée au moyen d'une petite sphère flotteur placée ilans la portion verticale d’un tube en verre de i à 5 centimètres de diamètre, dont les extrémités supérieure et inférieure se raccorderaient à des tuyaux métalliques en communication avec les parties supérieure et inférieure du réservoir du filtre: la petite sphère, suivant dans ses oscillations la hauteur do l’eau, indiquera par ses abaissements successifs la ({uantité d'air empri.sonné : la charge du filtre serait évidemment diminuée de toute la hauteur de l’espace où l’air se serait accumulé: il st'rait aisé de faire disparaître ce dernier par le moyen précédemment indiqué.
Dans les calculs que je viens de pré^senler, j’ai supposé, pour traiter le cas gé-
nérai.qu»! la pression sous le (illre l'Tait plus petile (|ue le poids de ralmosphère; mais, ainsi que je l'ai dit page 575, eelte disposition peut olTrir deux ineonv^iiienls; Veau, en pénétrant dans le liltre à la pression ulinosphérique, tient en dissolution une certaine ipiantité d'air, cpii s'en dégagera sous une pression moindre ; c’est un premier inconvénient auquel on pourrait remédier au moyen de l appareil dont j'ai parlé page 201, et (|ui a pour objet de dissoudredans l'eau distribuée un certain volume d air atmosphérique; le «sond inconvénient que M. Sagey m'a dit avoir remarqué dans son filtre de Spoir est le suivant ; les bulles (pii SC dégagent, traversant les couches filtrantes, jieuvent y occasionner des vides et par conséquent fa’ire obstacle à la parfaite filtration de l'emi. 11 est vrai (jue, dans ce filtre, l’épaisseur delà couche’de sable est Irés-i’éduiteel la couche d’eau (pii la surmonte très-faible; tandis que je conserve, comme on va le voir, une couche de sable fin de 0” 30 et que l’eau qui la (îomprimera n’aura pas moins de 5 à 7 mèlri^s.
Toutefois, comme je n’ai pu faire d’expérience en grand à ce sujet, et que, autant que possible, je ne veux rien pn^senter d’incertain, je supposerai que la pression sous le filtre, dont la dcM^iption va suivre, est égale à la pression atmosphérique. L’expérience apprendra peiit-('tre plus lard que les inconvénients que je signale ne sont que de faible importance et alors on pourra user des avantages particuliers que procure un filtre fonctionnant sous une pression inférieure, plus petite que la priîssion atmosphérique.
Il ne faut point perdre de vue, du reste, (|u’il y a dans le filtrage des eaux deux causes de dépense : la prcmii'îre provient de la nécessité d’élever les eaux sur le filtre; la seconde du prix de noient de ce dernier appareil cl de son entretien. Or, plus on augmente la charge du filtre, plus la première dépense grandit, mais aussi plus la seconde diminue, puisque la superficie du filtre d('-croît proportionnellement à sa charge; il y a donc, dans clnnpie cas particulier, des dispositions i\ prendre qui procurent le minimum de dé[M‘nse totale.
Je ne parle pas de la difficulté d'obtenir l'espace m'‘cessaire pour l’élabliss(*ment (h's filtres; dans les appareils fonctionnant à liante pression, suivant le système que je vais indiquer, celte difficulté n’existe plus. Supposons, pur exemple, qu'il s’agisse d’alimenter une ville de 100,000 iîmes à raison de 1.50 litres par tête: il faudra par jour 15,000 mètres cubes d’eau, pour la filtration desquels, dans l’ancien système, où l'on n’obtient moyennement que t mètres cubes par jour par mètre carré, une superficie de 1,000 mètres (d même de 8,000 serait nécessaire si l’on voulait établir deux filtres, l’un fonctioiinanl pendant (}ue Tautre est en réparation ; or, on arrivera, dans mon système, il obtenir le même résultat en établissant deux cuves filtrantes de 1 1 mètres de diamètre et d'une hauteur d(“ 7" 30, l'une fonctionnant pendant que l’on répare l’autre.
APPENDICE. — NOTE D
Voici mainlennnt la description de ces cuves, PI. âfi, mjstrmr hrevelé : DescripiioH d'une cuve liltrante. — l’renons pour tyi->cet pourevempleun filtre ’ préseiiUnl la superficie d'un are et demi, et composé de la manière suivante :
1" Epaisseur de. la couche, filtrante (sable fin) tr30
2" Épaisseur de la couche support (gravier) (‘} 0" 10
Tot.ai 0“f0
Admettons que la couche support ait pour ba.se une espèce d'«k;umoire en madriers (*), en tiMe forte ou en fonte, pcrcp-e d'une infinité de petits oritices de (pielques millimètres de diamètre : ces madriers reposeraient sur des bandes en fer circulairement établies !i la distance de 1 raètn; environ les unes des autres ; des supports en fonte de 10 centimètres de hauteur soutiendraient ces dernières et s'assembleraient solidement avei- elhîs : suivant les sections méridiennes de la cuve, sa base prés<mteruil unip inclinaison convergeant vers le centre où serait ajusté le tuyau par lequel les eaux filtrées se rendraient au puisard des machines.
L’alimentation du filtre s’opérerait au moyen d'un tuyau garni d'un robinet R placé extérieurement à la cuve. Ce tuyau déboucherait à 1 mètre environ au-dessus du niveau du filtre; je dirai tout à l'heure sous quelle inclinaison il convient qu'il verse ses eaïux.
Le tuyau préctsdent pourrait d'ailleurs être mis en communication .avi!c le tuyau central dont la fonction est délivrer les eaux filtrées au puisard; mais cette communication serait habituellement interceptée par un robinet H'.
l.a disposition sus-indiquée présenterait un double avantage : elle permettrait ;
1* De nettoyer le filtre par un courant ascensionnel ; il suffirait, pourpréliqucr cette opération, de fermer le robinet du tuyau wutral et d'ouvrir le robinet H après avoir fermé le robinet R ;
2" De mettre en charge le filtre sans le raviner par la chute de l'eau sur sa surfac*!, et aussi de chasser l'air que le sable <lu filtre pourrait renfermer : voici comment on s’y prendrait pour obtenir ce double résultat : on disposerait li« eboses comme si l’on voulait nettoyer le filtre par un courant ascensionnel, — et lorsque l'eau serait arrivée à la hauteur du tuyau alimentair*!, on fermerait le robinet R', on ouvrirait celui du tuyau central, et l'on donnerait accès à l’eau sur le filtre par le robinet R : on conçoit (pie cette mameuvre aurait égalennmt pour n'-sullat l'évacuation de l’air emprisonné dans le sable.
(*) Ce pravicr ilrivra augmentor de tênuilé jusqu'à son contact avec la couche de sable fin.
{’) On pourrait Agalcmenl donner pour hase au filtre des briques posées de champ et recouvertes de tuiles plates perforées d'une infinité de petits trous, suivant le svslèinc do l’aisloy.
IIISÏOIKE DES l UNTAINb:S PÜBLlQl tS DE DIJOJf
Un tuyau vertical déversoir, dont le sommet arriverait à 10 centimètres environ en contrebas des bords de la cuve, se recourberait horizontalement au-dessus du niveau du filtre et traverserait la cuve en ce point pour livrer passage aux eaux excédantes que le tuyau d’amenée pourrait introduire.
Enfin, pour arriver à la vidange de 1a cuve jusqu'au niveau du filtre et pour obtenir aussi un résultat que j'indiquerai en parlant des moyens de nettoyer l'appareil, seront rectanplairemcnt disposés, à la distance d'un demi-rayon du centre, quatre orifices horizontaux, embouchures de quatre tuyaux qui, traversant les parois de la cuve, seront ajustés sur un tuyau annulaire fermé par un robinet. — 1æ vidange du filtre s’opérera par l'ouverture de ce robinet.
Avant d arriver à la question de nettoyage du filtre, il est bon d'indiquer quel pourra être son produit.
Débit de la cuve /illrante. — La hauteur de la cuve étant par hypothèse de 7” 30, celle de l'eau sur le filtre sera de 0"G0, supposant lI„ = o, ou la pix'ssion sous le filtre égalera 1a pression atmosphérique.
U -t-c= 660-l-(UÜ=7“.
Quel sera maintenant le débit d'un pareil filtre? Prenons pour base celui de Marseille, où l'épaisseur totale de la <'Ouche de filtration et de son support est d(! 0“ 80, et où la charge sur le filtre est de 0" 10; dans ce cas
U„ = o et H-t-e = l“20.
La couche totale de sable n’étant que de 0” iO dans le filtre ci-dessus dw rit, et de 0”80 dans celui de Marseille, il résulte d'abord de cette cimmslance un accroiasement de débit; mais nous commencerons par négliger cette difl'érence pour n’avoir égard qu’à celle des pressions.
Le filtre de Marseille produisant 13 mètres cubes par mètre carn'^ la loi que. nous avons expérimentalement trouvée, enscigm? (ju’un filtre composé
comme ci-dessus fournira par vingt-quatre heures -^-^.13 = 7.’) ; il devra
même produire davantage, environ 100 mètn;s culxis, à raLson des différemjes d'épaisseur des couches supports.
Si m!\intenant nous remarquons que la cuve filtrante, pris»! pour exemple, a 7 mètres de rayon, ou présente la superficie de 1.50", on verra qu'elle permettra d’obtenir par jour 15,0(XI mètres cubes d'eau filtrée, volume réclamé par les besoins d’une ville de 100,000 Ames.
Des filtres circulaires de ce genn» n'exigeraient en outre qu'une tr»'‘s-faihle liépcnse, soit qu'on les construisît en tôle ou en maçonnerie ordinaire de briques ou de ciment.
APPENI)(.CE. — NOTE l).
Nettoyage du filtre. — Une des principales difiicullés du liltragi; des eaux en grand consiste dans le nettoiement des lillrcs : pour faire appix-ci('r celte difücullé, rappelons d'abord un fait.
A Marseille, lorsque l'on procède au lavage des filtres, ils sont, en général, nseouverls d'une couche limoneuse liquide égale à 2 ou 3 ccnlimètri-s : celte couche prend, en vertu du repos dans lequel elle est maintenue pur suite de rinnuobililé de l'eau sur le filtre, une consistance telle que, pour obtenir l'eau filtrée nécessaire, il est besoin de porter successivement la charge de 0,10 à l mètn-.
Dans un filtre à haute pression qui peut livrer passage à un volume huit à dix fois plus considérable que le volume obtenu à Marseille, on voit que pour rt'sussir dans l'opération du filtrage il conviendrait d'opérer des uelloyag<ïs réifi'rés.
Pour que le système que j'indicpie pilt pratiquement réussir, il fallait donc parvenir à enlever facilement les vases qui tendent à se déposer sur le filtre. Or, la faible étendue superficielle des cuves filtrantes permet d'arriver aistuncnl an but proposé : il me parait en effet que l'on peut recourir à l'un des deux procédés suivants, ou peut-être même à leur emploi simultané.
Premier jtrocédé. — C’est le repos d<» vases qui donne à ces dernières une consistance nuisible. Il fallait donc trouver le moyen de les tenir agitées. Or, on sait que l'eau en mouvement a la faculté de tenir en suspension des matières d'une densité notablement supérieure à la sienne.
Il résulte des expériences de Dubuat que l'argile brune, propre à la j)Olerie cl spécifiquement très-pesante, ne commence à résister A l'action d’un courant que lorsque la vitesse descend à 3 pouces, ou 8 ou 10 a-nlimètrcs par siMiondc,
Supposons yne cuve filtrante débitant 15,000 mètres cu1m?s en vingt-(jualrc heures, elle devra recevoir par set^onde 0" 171, lesquels, débités par un tuyau dc0"30 de diamètre, prendront une vitesse égale à 2*15, Or, si au lieu de faire arriver l'eau normalement i\ la cuve, on la dirige tangentiellement à su paroi intérieure, cette eau, en vertu de la cohésion, entraînera toute la massif liquide, cl celle dernière sera perpétuellement animée d'un mouvement giratoire qtii aura pour résultat de tenir en suspension constante la vase du fond de la cuve, laquelle se promènera ainsi toujours sur la superficie du filtre sans y adhércr et sans prendre la moindre consistance. Quelques expériences m'ont donné la conviction qu’un courant, tel que celui que je viens d'indiquer, suffirait pour donner i\ la niasse d'eau do la cuve un mouvement rotatoire, d’une vitesse supérieure à celle exigée pour tenir les vases en suspension, — 11 ne faudrait pas, au reste, que ce mouvement dépassAt notablement la limite indiquée, puisque le sable fin a pour vitesse de régime 6 pouces, ou 15 centimètres environ par se- «•onde, et qu’il ne faut pas bouleverser la surface du filtre.
Il serait très-facile de modérer l'action de la vitesse de l eau à la sortie du
Mt
HISTOIRE DES FONTAINES PUBLIQl'ES DE DIJON.
tuynu si elle était trop grande, ou bien encore d imprimer le mouvement rotatoire par un mode mécanique, puisqm' l’on a toujours une maebine à proximité.
On comprend que si, aux a|)proches des parois de la cuve, desquelles au reste on pourrait éloigner l'impulsion par lo prolongement du tuyau d’amenée, le mouvement giratoire di’passait un |h!u la vitesse (|ui convient à la stabilité du sable, il eu résulterait seulement (jue la surface de ce dernier, pour arriver A l'équilibre, (prendrait A j>eu près la forme d'un cène A génératrices très-faiblement inclinées et dont le sommet stTait nu rentre de la cuve; ce qui ne pn^enterait aucun inconvénient pour le filtrage.
Admettons, d’une part, que le filtre débite 15,000 mètres cubes en vingtquatre heures et, d'autre part, que chaqui^ mètre cube, renferme .500 grammes de matières tm suspension ; i-ette dernière bypothè.se est 1a [)lus dé-favorable qu’on pui.s.se faire, puisqu’elle suppose qu’on élève directement les cni/* troubles des crues de la Seine, par exemple, sur lo filtre, sans commencer par les ilépouiller des matières les [dns grossièn-s, au moyen de bassins do ilépèt ou d’autres pro- (vdés que j'indiquerai tout à l'heure.
De cette iloublo hypothèse il résultera qu'au bout de deux heures quaranU^ centièmes de marche une quantité do limon du poids de 7.50 kilogrammes flottera A une certaine hauteur au-dessus du filtre, hauteur d’autant plus faible que le mouvement giratoire se rapprochera davantage du n^gime qui convient au dépôt de la vase et dont il faut chercher à s'éloigner le moins
Il est rertain maintenant que si l'on pouvait, sans arrêter la marche du filtre, faire sortir de l’appareil une tranche d'eau de 50 centimètres mesurés A [lartir du filtre, ou aurait fait disparaître la plus grande partie de ce dépôt limoneux, qui, A raison de sa densité et du faible mouvement giratoire du fluide, occupera principalement la partie inférieure do la cuve. Pour obtenir ce n'sultat, il suffira de tenir ouvert pendant le temps néces.sairc A l'écoulement de la tranche précitée (temps qu'uim expérience spéciale indiquera), le robinet d(- la conduite annulaire.
Si on en reconnaissait la nécessité, on pourrait même, pendant que cette vidange partielle s’opérerait, promener circulainMiient un balai flexible de longueur égale A celle du rayon de la cuve : ce, balai serait fixé A une barre horizontale convenablement ajustée A une tige verticale reposant sur une crapaiidine cl que l’on raanomvnîrait du dessus de la cuve.
Celte opération, renouvelée môme dix foison vingt-quatre heures, n’occasionnerail qu'une perle d'eau non filtrée égale A 7.50 mètres ou au vingtième du volume filtré. Il serait possible.au reste, qu'une tranche d'eau de 2.5 centimètres fût suffisante; il n'y aurait alors qu’une perte d’un <|uarantième ; enfin l'expérience
APPENDICE. — NOTE D