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CHAPITRE III — PÜITS AltTÉSIFm

la mobiliU; fies couches aquifères, tui les privant du sable fin qui leur servait d'agn'gat.

l’ne expérience spéciahf prouve f[ue, dans rtfs couches mÔnn‘s, il existait des vides assez grands pour laisser passer des corps étrangers. Ainsi, au puits dt; la Cathédrale, M. Chauveau a été témoin du fait suivant : ou avait pratitpié momentanément pour l'eau une issue h un niveau très-inférieur i\ cfdui où elle avait coutume de couler ; l’fiau augmenta de produit d'unt! inanièri! très-sensible, se troubla et entraîna à la surface du sol une grande ([uantité (plusieurs litres) de graines en partie pourries, mais parmi lesquelles il était facile de reconnattre celles de plusieurs plantes de murais et des coquillages d’eau douce contenant encore des traces et même des débris des animaux qui y avaient été enfcTmés.

Origine des infiltrations qui alimentent les puits de Tntirs. — Il semble probable que les eaux des couchf;s alimentant les puits de Tours proviennent d'infiltrations qui ont leur origine dans le lit de la Loire, du côté de Cosne; du Cher, près de Vierzon; dans les murais de la Brenne; dans les lits de l'Indre, de la Creu.se, de la Vienne et de leurs affluents. A ces différents points, en effet, les sables verts apparaissent à la surface du .sol.

Quelques points de dégorgemetit des sables verts. — l'iusieurs points de déversement des mêmes sables aquifères paraissent exister sur la limite des départements de Maine-et-Loire et d'Indre-et-Loire, dans la vallée de la Loire. Car ou niiconlre des sources naturelles dont le bassin est formé par les sables verts et dont l'eau présente tous les caractères de celle produite par les puits artésiens de Tours.

Il est difficile de reconnaître les sources qui émergent dans le lit même de la Ix)ire.

l'ariaiions de débit des puits artésiens et causes de ces variations. — Le débit des puits artésiens de Tours a généralement diminué depuis leur forage. Voici, suivant M. Chauveau, les causes probables de cet amoindrissement de produit.

Les premiers sondages ont effleuré à peine les terrains aquifères et ont, en outre, été assez mal tubés; il est résulté de cette dernière cause des infiltrations

mSTOlRF. OKS FONTAINES WBLIOL’F-S ()E DIJON. — ['• PARTIE.

dims les sables de la Luire, qui durent diminuer lu quuntité d'eau Iburnie et qui parfois l'ont im'me alisorlx'e tout cnlièn-.

Les derniers puits deseendus beaucoup plus profondément ont nuieontré des nappes plus abondantes; tuais un autre grand accident est venu iulluer sur U conservation de ces belles sources artésiennes. I.'nboiulunce du volume d eau tir«^ de la nappe a dd avoir pour cons»*queiice le ravinement de la couche aquifère : de h\ îles éboulements plus ou moins considérables dans les subies verts. Lors de ces éboulements, tpii se renouvellent à des intervall(>s de temps variables, l'eau des puits entraîne une quantité considérable de sable qu elle déverse à la surface du stvl. 11 est arrivé quehjuefois que le. sable se trouvait en telle quantité dans le tube ascensionnel que le courant était interrompu; le sable se déposait alors dans la partie inférieure du .sondage, sur une hauteur de 20 à :10 mètres, accident qui interceptait les sources les plus abondantes. Une belle source amène donc avec elle une chance d’obstruction pour h' sondage et son influence s’est fait .sentir aux puits de M. f.hampoi.seau, do l'Hospice, de Saint-fihd, de Gmeey, etc.

M. r.hauveau ajoute que les tubes ascensionnels s’oxydent et se percent, que leur n’union n’a ]ms toujours été effeetnée d'une manière complètement satisfaisante, et qu'il n'y a pas toujours eu, peut-être, étanchéité suflisanle au point de jonction de rcinbouchun’ du tubage avec la couche aquifère; de telle sorte qu'un certain volume pouvait remonter à l'extérieur du tube et se perdre dans les couches perméables.

M. r.baiiveau arrive ensuite i’i la question de savoir si les puits artésiens de Tours communiquent entre eux.

Abaissement de la hauteur hydrostatique des puits fores avec l'accroissement de leur nombre. — Dans les premiers puits forés à Tours, de faibles volumes ont été obtenus et cependant Tasceusion, jusMju'au débit 0, a été plus grande que dans les derniers sondage.s dont le produit était bien plus abondant. Ainsi, Teau du jiremier puits, qui donnait seulement 3f> litres à la minute à 1"25 audessus du sol de la place Saint-tiratien, pouvait s'élever à (j“ 70 en contrehaut du même point.

Le niveau du second puits, qui ne donnait que (Kl litres à 0* 50 au-dessus du sol, pouvait s'élever à 7” L5.

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