‹ Les Fontaines PubliquesChapitre 49 sur 211 · ilO · texte numérisé non relu

ilO

■T'es

l,Bfl7

3 iS

1 ,»ilî

la comparaison des colonnes 3 et 1 du tableau ci-dessus montre que les

(•, *) Ces hauteurs auraient été beaucoup plus grandes sans les pertes dues aux inliltrations qui constituaient, pour le puiLs do Villaincs, un véritable débit.’ — I.es hauteurs obtenues no sont point, à vrai dire ici, celles des hauteurs hydroslatiquas du puits.

ISO

mSTOIKF. DES FONTAINES l*i;BU(tLES DE DIJON. - I" PAKTIF..

, volumes c,Apérimrutaux sont iM-aiicoup j>lus consid('*rubles tiue ceux auxquels on (levail parvenir daiLS l'hypothèse la plus favorable. I,a raisoh de relie apparente anomalie est In^s-faeile à saisir : elle a été déjà expliquée en principe, page 143.

Le puits artésien de Villaines n'a pas été luhé sur une bailleur d’environ 60 mètres; il doit, dès lors, y avoir beaucoup de piirtes par infillralion dans les roches.

Au fur et à mesure donc que décroîl la charge sur les jioints où res perles s'effccluent, par suite de la moindre élévation des ajutages, res pertes s'affaiblissent et le volume total qui, du conduit souterrain péuélrait dans le puits, doit tendre de plus en plus à reparaître aux orifices d'écoulement, au lieu de fuir par les fissures de la ro<;he avant de panenir à ees orifices.

La différence des volumes existant entre les colonnes 4 et 3 montre l'immense avantage qu'on trouve à abaisser le niveau des sources, ou la hauteur de débit d'un puits arlé’sien mal lubé, lorsque l’oii veut accroître le volume qu'ils produisent aux dépens des filtrations.

Quant à la troisième série d'expériences, elle confirme ce que nous avons déjà dit surla manière dont s'établit le régime d'un puitsarlésien lor«)u'on pa.ssed'un débit obtenu A un niveau déterminé à un débit par un orifice placé à un niveau supérieur. Tous les principes que je viens de poser s’appliquent exactement aux bassins des fontaines, et l’on doit en conclure l'intérêt que l’on a d abaisser leur niveau tant pour décharger les sources que pour diminuer les filtrations.

Ainsi la source du Rosoir débite les volumes suivants :

KxpérlcMrca f •

A 1“ üfi au-dessus du radier de l aqueduc. . . 5 litres par seconde.

A (ril5 60 » »

Elle coulait jadis à la hauteur de 1" 30 au-dessus du radier ; depuis les travaux elle coule A 0“ 20 seulement.

Je terminerai par quelques détails sur les phénomènes de môme genre que présente la célèbre, fontaine de Kîmes.

(mAPITUE III.— MITS ARTESIENS

Page 1